Jupiter 1000, le chantier est lancé !

20-12-2017

Jupiter 1000, site pilote de Power to Gas à Fos-sur-Mer, est entré en phase de construction. La première pierre symbolique a été posée ce lundi en présence de François Brottes. Ce " démonstrateur " est unique en France : il va permettre de tester pendant trois ans la transformation et le stockage de l’électricité sous forme de gaz. Un projet qui s’inscrit au cœur des liens croissants entre RTE et GRTgaz. Explications.

Au cœur de la transition énergétique
 Avec le développement massif des énergies renouvelables intermittentes, de plus en plus d’excédents électriques de courte ou longue durée sont attendus. En offrant un gisement potentiel théorique allant jusqu’à 170 TWh à horizon 2050, le Power to Gas pourrait être " le chainon manquant de la transition énergétique", comme l’explique Georges Seimandi, délégué territorial Rhône Méditerranée de GRTgaz.

Le Power to Gas, comment ça marche ?
Dans un premier temps, il s’agit de transformer le surplus d’électricité en hydrogène, par électrolyse. L’hydrogène obtenu est ensuite combiné à du CO2 pour produire du méthane. Ce gaz est alors stocké dans le réseau de gaz et pourra être libéré rapidement sur demande, en fonction des besoins. Jupiter 1000 sera doté d’une puissance d’électrolyse de 1MW.
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"Le rapprochement de nos réseaux fait sens pour relever le défi immédiat de la transition écologique et de la flexibilité énergétique " - Thierry Trouvé, Directeur Général de GRTgaz.

Un site pilote, trois ans de tests
En tant que site pilote, Jupiter 1000 permettra d’établir les conditions d’exploitation d’un Power to Gas et d’améliorer la compréhension des données technico-économiques : coûts, rendements, durée de vie, contraintes d’exploitation.
Emmené par GRTgaz, le consortium rassemble RTE, TIGF (autre opérateur du transport de gaz en France), la CNR (pour la production électrique renouvelable), McPhy (pour l’électrolyse), Leroux & Lotz (pour le captage CO2), Atmostat (pour la méthanation), le port de Marseille-Fos et le CEA de Cadarache.


La chronologie du projet
•    2 décembre 2015 : lancement officiel du projet lors de la COP21
•    30 mars 2016 : signature des accords industriels à Fos-sur-Mer
•    2016 : lancement des  premières études d’ingénierie et de conception
•    2017 : autorisations administratives, fin des études d’ingénierie et lancement de la construction
•    18 décembre 2017 : pose de la première pierre
•    2018 : construction et mise en service de l’installation
•    2019 : exploitation, essais et analyse des premiers résultats

Pourquoi Fos-sur-Mer ?
Le site choisi bénéficie de la proximité directe des terminaux gaziers et d’industries pouvant fournir le CO2. La zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer était adaptée à l’accueil du projet avec la présence d’un parc éolien terrestre de 10 MW et l’arrivée de trois éoliennes flottantes d’une puissance totale de 24 MW à horizon 2020.

 

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