20 février 2012

Résultats financiers 2011 : de bons résultats en ligne, dans un contexte de baisse notable de la consommation électrique française liée à un impact climatique défavorable

En 2011, RTE a atteint l’ensemble de ses objectifs de performance opérationnelle, poursuivi les investissements sur le réseau de transport, au service de l’évolution du secteur électrique, tout en maintenant un niveau satisfaisant de ses équilibres et indicateurs financiers et en maîtrisant son endettement. Le résultat net s’établit à 266 M€. Ce résultat a été obtenu dans un contexte de baisse importante de la consommation d’électricité en France (-6,8%) du fait des conditions climatiques de l’année.

Le chiffre d’affaires de RTE s’établit à 4 229 M€, en retrait de 4% (-167 M€) par rapport à 2010. Cette évolution traduit la baisse notable (- 6,8% par rapport à 2010) de la consommation électrique française, qui s’explique par le climat, d’une douceur exceptionnelle en 2011, à l’inverse de l’année 2010 particulièrement rigoureuse. Autre facteur, sur le 2ème semestre, RTE a constaté une baisse générale des consommations de tous les secteurs, à l’exception des PMI / PME.

L’augmentation du tarif d’accès au réseau de +2,56% intervenue au 1er aout 2011, a permis d’atténuer la baisse du chiffre d’affaires de RTE liée à la baisse de la consommation électrique. Les revenus d’allocation de capacités sur les interconnexions sont également en nette diminution par rapport à 2010, conséquence d’une meilleure convergence des prix de l’énergie entre la France et les pays voisins.

Le résultat net 2011 après impôt s’élève à 266 M€, en retrait de 103 M€ par rapport au résultat net 2010, en raison principalement de l’évolution à la baisse du chiffre d’affaires.

Les dépenses d’exploitation ont été maîtrisées, avec la poursuite du Projet Industriel « Performance Durable », permettant à RTE de respecter ses engagements de performance opérationnelle et de productivité. En particulier, les objectifs cibles fixés par la CRE en matière de coût des achats d’énergie pour compenser les pertes sur le réseau, de maîtrise des dépenses d’exploitation et de temps de coupure ont été dépassés. Il est rappelé à ce titre que RTE accélère depuis 2007 ses efforts en matière de sécurisation mécanique du réseau pour en améliorer la résistance aux événements climatiques de grande ampleur.

Outre l’impact des baisses de consommation sur le chiffre d’affaires, le niveau de rentabilité est également impacté par un moindre niveau de tarif sur la période TURPE 31 (de l’ordre de 200 M€ par an), permettant la restitution aux utilisateurs du réseau d’un excédent de recettes d’enchères d’interconnexion perçu sur la période tarifaire précédente, entre 2006 et 2008. Cet effet aura disparu pour la détermination du futur tarif TURPE 4 devant entrer en vigueur au 1er août 2013.

En 2011, les investissements de RTE ont atteint 1 180 M€, en hausse de 148 M€ par rapport à ceux de 2010. Cette évolution est essentiellement le reflet de la montée en puissance des projets d’interconnexions internationales, la préparation de l’arrivée de nouveaux moyens de production d’électricité et les opérations de renouvellement et d’optimisation du réseau existant, ainsi que l’acquisition par la filiale AIRTELIS, créée en 2011, d’un hélicoptère gros-porteur.

Ces investissements permettront d’améliorer le service rendu à la Collectivité, par une meilleure fluidité et sûreté du système électrique.

La baisse des flux de trésorerie dégagés des activités opérationnelles et la croissance des investissements conduisent à une augmentation de 247 M€ de la dette nette qui s’élève, au 31 décembre 2011, à 6 578 M€. Un dividende de 188 M€ a été versé à l’actionnaire en 2011, correspondant à 60 % du résultat net 2010 de RTE SA.

Le ratio dette financière nette sur capitaux propres (gearing) est maintenu inférieur à 1,4, dans la fourchette basse de celui des autres gestionnaires de réseau de transport d’électricité européens. Après avoir acté de la bonne santé financière de RTE par une hausse de sa note long terme (de A+ à AA-) le 27 octobre 2011, Standard and Poor’s l’a finalement revue le 18 janvier 2012 de AA- à A+, avec une perspective stable, conséquence mécanique de la perte du AAA de la France quelques jours avant. La note A+ demeure l’une des meilleures notes observées parmi les gestionnaires de réseau de transport européens.

En 2011, RTE a pu se financer à des conditions avantageuses sur les marchés financiers, notamment par une émission obligataire de 500 M€ en janvier 2011 assortie d’un tirage complémentaire de 250 M€, fin octobre, dans le cadre de son programme EMTN, avec un coupon de 4,125%. De plus, il faut remarquer une baisse des charges financières de l’exercice par rapport à 2010, qui s’explique principalement par l’effet d’une diminution du coût de la ressource (notamment par l’effet en année pleine du remboursement d’un emprunt obligataire de 1 Md € dont le coupon était de 5,75%), malgré l’accroissement du volume de la dette.

En 2012, RTE poursuivra le développement et le renouvellement de son réseau par une politique d’investissement ambitieuse, tout en veillant à maîtriser ses équilibres financiers et sa rentabilité.