22 janvier 2013

RTE publie le bilan électrique 2012

En 2012, la consommation brute française d’électricité augmente de 2,1 % par rapport à 2011, en raison d’une année plus froide. Cette hausse est perceptible chez les particuliers et professionnels (+2,4%) alors que la consommation du secteur industriel (-4% pour la grande industrie) et des PMI/PME (-1%) baisse sous l’effet de la crise économique. Quant à la production française d’électricité, elle est en légère baisse (-0,3%) marquée par un recul des productions nucléaire (-3,8%) et thermique (-7%) et une augmentation des énergies renouvelables (+23,4% hors hydraulique). Le solde français des échanges aux frontières reste exportateur mais diminue ; en 2012, la France reste le pays le plus exportateur de l’Europe de l’Ouest.

RTE poursuivra l’augmentation de ses investissements (1440 M€ en 2013 pour 1361 M€ en 2012) pour compenser les fortes disparités énergétiques régionales  et optimiser les échanges entre pays européens. Ces efforts d’adaptation et de développement du réseau permettront d’accompagner la transition énergétique.

En données brutes, la consommation d’électricité a augmenté de 2,1% en 2012 et atteint 489,5 TWh[1], essentiellement en raison d’une année plus froide qu’en 2011 et, de plus, bissextile. Corrigée de ces effets, la consommation française annuelle d’énergie électrique se stabilise autour d’une valeur de 480 TWh par an (hors variations spécifiques du secteur énergie).

L’analyse des tendances par secteur montre cependant une évolution contrastée. La consommation de la grande industrie continue à baisser à un rythme de 4% par an. La consommation des PMI/PME ne présente qu’un recul plus modéré, de l’ordre de -1%. A l’inverse, la consommation des particuliers et professionnels continue de progresser régulièrement à +2,4% par an.

A l’occasion de la vague de froid exceptionnelle de février – parmi les trois plus sévères des trente dernières années – la pointe de consommation a atteint 102 100 MW[2] le 8 février à 19h. L’écart entre la pointe et les plus basses consommations, en creux de nuit d’été, n’a jamais été aussi élevé.

La production française d’électricité est de 541,4 TWh, en légère baisse de 0,3% par rapport à 2011. Le parc de production total installé en France a augmenté de 1 865 MW, essentiellement grâce au développement du photovoltaïque et de l’éolien.

Les parcs éolien et photovoltaïque atteignent respectivement 7 500 et 3 500 MW, malgré un certain ralentissement de leur développement. Combinée à une production hydraulique meilleure qu’en 2011, la part des énergies renouvelables au mix électrique français augmente et atteint 16,4 %, valeur la plus élevée des cinq dernières années.

La production nucléaire est en retrait de 3,8% par rapport à 2011. Elle représente 74,8% de la production totale. La production thermique classique diminue de 7 %. La production des centrales à charbon a augmenté alors que celle des cycles combinés au gaz a diminué. Cela s’explique par la baisse du prix du charbon sur les marchés mondiaux, associée à un coût du CO2 très bas.

La France reste le pays le plus exportateur en 2012 sur l'Europe de l'ouest, à hauteur de 44 TWh, toutefois en retrait de 21 % par rapport à 2011.

Comme en 2009 et 2010, le solde des échanges est à nouveau importateur depuis l’Allemagne, à hauteur de 8,7 TWh. En Allemagne, l’essor du photovoltaïque et la compétitivité de la production à partir de charbon ont en effet permis de compenser la réduction de la production nucléaire depuis l’arrêt de sept réacteurs en 2011.

A l’inverse, les volumes d’exportations françaises sont en hausse marquée vers la Belgique et dans une moindre mesure vers l’Italie,  l’Angleterre et l’Espagne.

L’année 2012 confirme les bons résultats obtenus ces dernières années en matière de qualité de l’électricité, avec un faible temps de coupure des clients de RTE.

 
 

[1] 1 TWh = 1 térawattheure = 1 milliard de kWh = 1 milliard de kilowattheures

[2] 1 MW = 1 mégawatt = 1 million de watts

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