28 juin 2012
RTE Sud-Est : le chantier du filet de sécurité électrique est lancé
Un projet majeur, une prouesse technologique, un record du monde
Financé par RTE à hauteur de 200 millions d’euros, le filet de sécurité électrique permettra d’en finir avec un point de fragilité historique du réseau de transport électrique. Avec la Bretagne, Paca est en effet la seule à connaître une situation de péninsule électrique : son approvisionnement est tributaire d’un seul grand axe à 400 000 volts. Ce corridor est exposé aux risques de coupures en cas d’aléa (avarie technique, violents coups de foudres, incendie de forêt…). Situés à l’extrémité est de la péninsule, le Var et les Alpes Maritimes sont les territoires les plus fragiles. En créant des « itinéraires bis » pour l’électricité dans cette zone, le filet de sécurité apporte une solution durable d’alimentation quand « l’autoroute principale » est coupée.
Les savoir-faire de pointe mobilisés sur ce projet permettront d’établir un record mondial : celui de la plus longue liaison souterraine à 225 000 volts en courant alternatif à ce niveau de puissance. Le tracé entre les postes de Boutre, au sud de Manosque, et de Trans, au sud de Draguignan, atteint en effet les 65 km.
Un chantier mobile et démultiplié
Après le lancement de juin, les opérations d’aménagement atteindront leur pleine charge en septembre.
Les entreprises travailleront en simultané sur les trois linéaires de 65 km (ligne Boutre-Trans), 25 km (ligne Fréjus-Biançon), 17 km (ligne Biançon- La Bocca). Il pourra y avoir jusqu’à 10 chantiers en même temps sur plusieurs
secteurs des trois lignes et 80 à120 ouvriers mobilisés.
Programmés jusqu’à fin 2014, les travaux de génie civil consistent successivement à creuser une tranchée d’1,5 m de profondeur et 80 cm de large, puis poser trois fourreaux coulés dans 65 cm de béton. Tous les 700 à 1000 m, une chambre de jonction est réalisée. La tranchée est ensuite remblayée et la surface remise en état.
Dans cette phase, chaque point de chantier s’étend sur 100 à 200 mètres. La vitesse d’avancement oscille entre 15 et 80 mètres/jour, selon l’environnement de travail, les difficultés techniques, les mesures écologiques à respecter et les aléas. Ensuite, les trois câbles sont tirés à l’intérieur des fourreaux via les 120 chambres de jonctions où chaque tronçon sera relié à l’autre dans la foulée. Durant cette étape qui débute en 2013 pour s’achever mi 2015, l’emprise du chantier est réduite à quelques dizaines de mètres.
Un chantier conçu pour réduire ses impacts de proximité
• Au plan de la circulation, du bruit, de la protection de la nature, des paysages, de la santé et de la sécurité, RTE a pris un ensemble d’engagements doublés de cahiers des charges exigeants pour les entreprises
contractantes. L’usage des routes sur le tracé des liaisons pourra être localement perturbé, mais ne sera pas neutralisé (ou très ponctuellement). Le chantier se déroulera sous le contrôle d’écologues pour eviter toute destruction
d’espèces protégées. Les voiries, pistes et chemins traversés seront remises en état. Le chantier sera régi par un ensemble de bonnes pratiques santé-sécurité-environnement. Au total, 6000 contrôles d’exécution de ces
engagements seront effectués auprès des entreprises contractantes pendant toute la phase travaux.
Des canaux d’information à destination du public

• InfoLiaison : distribué dans les boîtes aux lettres des riverains
du chantier d’ici août prochain, le n°2 de cette lettre d’information
offrira tous les renseignements pratiques sur l’avancée des travaux
et leur impact tronçon par tronçon.
• www.filetsecuritepaca.rte-france.com : une synthèse sur le
projet et le chantier avec une rubrique Bulletins d’information où
l’on peut télécharger InfoLiaison.
• www.var.fr : chantier et circulation sur le réseau routier départemental