Après la nationalisation

Les années de pénurie de l’après-guerre deviendront rapidement des années de développement.

8 avril 1946, nationalisation des entreprises d'électricité

Elles sont fondues dans un nouvel établissement public : Electricité de France (EDF), qui intègre les sociétés de production et de distribution, ainsi que les 93 entreprises de transport d'électricité. EDF sera un instrument essentiel de la reconstruction de la France, dans le cadre d'un monopole géré dans le souci de l'intérêt collectif.

Gestion de la pénurie et harmonise les standards

Dès 1946, au sein de la direction de l'exploitation d'EDF, une direction nationale du transport est créée, puis une direction des mouvements d'énergie, qui vont aider à gérer au mieux la pénurie d'énergie sur le territoire national. Jusqu'en 1950, il faudra, faute d'énergie, organiser des coupures d'électricité.
Autre tâche : harmoniser les standards hérités des différentes sociétés. Le 225 kV se substitue progressivement au 150 kV. Et la fréquence de 50 Hz se généralise sur tout le territoire.

1950 - 2000 : développement du réseau et croissance exponentielle de la consommation d'électricité

A partir de 1955, la gestion du réseau et des mouvements d'énergie rejoint la direction de la production et accompagne le développement exponentiel de la consommation d'électricité.
Le 400 kV, mis au point dès 1946, est adopté comme norme européenne et se déploie à partir des années 60 et surtout des années 70-80, en liaison avec la montée en puissance de l'équipement de production nucléaire. Les interconnexions avec les pays frontaliers se développent également, pour soutenir un solde de plus en plus exportateur. La liaison avec l'Angleterre est établie par câbles sous-marins, en courant continu, en 1986.