Entretenir les infrastructures

Garantir la performance du réseau à nos clients et partenaires

Pour comprendre

Avec près de 105 000 km de lignes aériennes, 300 000 pylônes, 5 000 km de liaisons souterraines, 2 718 postes électriques, RTE gère et pilote le plus grand réseau de transport d’électricité d’Europe.

Entretenir les équipements, assurer le fonctionnement des systèmes automatiques de télésurveillance et de réglages en cas d’incident sur le réseau, mettre en place des méthodes de contrôle et de veille toujours plus performants… La maintenance répond à de nombreux enjeux. C’est un métier en constante évolution pour s’adapter à la demande des clients et à de nouveaux enjeux. Pour remplir cette mission, RTE peut compter sur les compétences très pointues de ses 4 000 collaborateurs répartis sur tout le territoire, au plus proche des utilisateurs, et sur des moyens techniques de pointe (hélicoptères, systèmes numériques…). Les équipes de RTE effectuent, par exemple, des travaux de maintenance sous-tension (TST) pour intervenir sans impacter le fonctionnement du réseau. RTE est pionnier et expert dans le domaine des TST.

La prévention : notre priorité

24 h/24 et 7 j/7, 4 000 hommes et femmes, collaborateurs de RTE se relayent pour assurer la maintenance du réseau. Nos opérations de maintenance s’appuient sur une programmation pluriannuelle assortie d’objectifs techniques et économiques. Elles comprennent des opérations légères (surveillance visuelle, essais fonctionnels à distance) mais aussi des interventions plus complexes (remplacement de pièces d’usure et reconditionnements).

Pour intervenir sur le réseau sans couper son alimentation, nos équipes ont, par ailleurs, développé un savoir-faire unique : les travaux de maintenance sous-tension (TST).

Une réactivité exemplaire en cas d’avarie

Prévoir, c’est aussi se préparer aux phénomènes météorologiques majeurs. Une organisation est mise en place dans chacun des centres régionaux. Elle comporte notamment des Groupes d’Intervention Prioritaire (GIP) pour faire face aux interventions d’urgence. Leur mission : intervenir le plus rapidement possible pour rétablir l’alimentation électrique. Les tempêtes de l’hiver 1999-2000 nous ont, par ailleurs, conduits à lancer un programme ambitieux de sécurisation mécanique sur 15 ans : renforcement des infrastructures pour une meilleure résistance au vent, acquisition de kits de liaisons électriques transportables, etc. Les trois quarts des réalisations prévues sont à présent achevés. À fin 2017, nous aurons consacré 2,4 Mds€ à la sécurisation mécanique de notre réseau.

Intégrer les dernières technologies

Notre maintenance est déjà intelligente et le deviendra de plus en plus. En lien avec nos équipes de recherche et développement (R&D), nous intégrons les derniers progrès techniques et technologiques pour optimiser les interventions et diminuer leur impact sur la disponibilité de nos infrastructures. Nous expérimentons, par exemple, l’usage de robots et de drones pour améliorer les opérations d’inspection sur les lignes aériennes. Objectif : se substituer aux interventions humaines sur des zones potentiellement difficiles d’accès. Demain, ces nouveaux moyens d’observation et de mesure nous aideront à collecter des données pour maximiser la durée de vie de nos ouvrages.

Sécurité des personnes : se coordonner avec nos parties prenantes

Gérer la performance de notre réseau, c’est aussi garantir la sécurité des personnes face au risque électrique. Nos lignes aériennes sont équipées de câbles nus : c’est l’air qui assure leur isolement électrique. Le respect d’une «distance de sécurité» de 5 mètres permet d’éviter tout danger potentiel. Pour prévenir les risques, nous conduisons des actions de sensibilisation à l’intention des publics les plus vulnérables (pêcheurs, agriculteurs, Travaux Publics, etc.). Dans le cadre, par exemple, de nos partenariats avec les principales fédérations professionnelles et sportives concernées, ou encore avec l’Association des Maires de France.

 

Les points essentiels

  1. 1

    4 000 hommes et femmes qui se relayent 24 h/24, 7 j/7.

  2. 2

    400 spécialistes de la maintenance sous-tension (TST).

  3. 3

    2,4 Mds€ investis en faveur de la sécurisation mécanique du réseau sur la période 2002-2017.

  1. Nos hélicoptères de surveillance

  2. Chaque année, 20% de nos lignes haute et très haute tension sont surveillées depuis nos hélicoptères équipés de caméra thermique infrarouge. Leur mission ? Repérer des anomalies invisibles à l’œil nu grâce à la détection de «points chauds» qui sont autant de points de résistance au passage de l’électricité.

Quand nos équipes interviennent en urgence

Mars 2012. Dans la région de Lille, une ligne de 225 000 volts cède sous le poids de la neige, privant 140 000 foyers d’électricité. Les équipes de RTE Nord-Est œuvrent jour et nuit pour rétablir l’alimentation.

Pour aller plus loin

Le saviez-vous ? Chaque année, les travaux sous-tension (TST) – c’est-à-dire les travaux réalisés sans couper l’électricité – permettent d’éviter près de 1 400 jours cumulés de mise hors service de lignes haute et très haute tension.

Parce que nos techniciens interviennent à proximité et sur nos ouvrages, nos métiers de maintenance requièrent vigilance, maîtrise des règles de sécurité et une haute technicité.

Travaux sous-tension (TST) : une intervention de pointe

Entretenir et réparer le réseau électrique sans le rendre indisponible, tel est l’objectif des travaux sous-tension. 400 techniciens de RTE spécifiquement formés pratiquent régulièrement ce type d’opération en tout point du territoire.

Intervenir sur des lignes aériennes ou dans les postes sous tension ne s’improvise pas. C’est pourquoi, les travaux sous-tension nécessitent un important travail préparatoire. Il est réalisé pour chaque opération. Il s’agit d’abord d’évaluer les risques d’électrisation et de court-circuit pour garantir la sécurité des techniciens. Puis, choisir la meilleure manière de procéder. C’est le rôle du chargé de travaux.

Deux méthodes peuvent être utilisées :

  • le travail à distance : depuis le sol, le technicien utilise notamment des perches isolantes qui résistent à plus de 100 000 volts, 
  • une intervention dite «au potentiel» : installé dans une nacelle isolante, le technicien est équipé d’une combinaison spéciale, de gants, de chaussures et d’une cagoule conductrices.

Ces équipements de protection constituent une «cage de Faraday» autour du technicien. Cette méthode permet de travailler sur des ouvrages transportant jusqu’à 400 000 volts.

Le Jour J, le chargé de travaux décrit point par point le scénario d’intervention aux techniciens. Rien n’est laissé au hasard : chaque geste, chaque déplacement et point de vérification y sont clairement consignés.

Lignard : un métier hautement qualifié

Installer du matériel, remplacer une cornière métallique d’un pylône, vérifier un câble depuis une nacelle suspendue à un hélicoptère… Nos équipes comptent plus de 500 hommes qui réparent et rénovent les câbles électriques. On les appelle «les lignards».

Le travail préparatoire et la précision des gestes sont déterminants pour garantir leur sécurité. Ils doivent posséder des notions de géomètre pour effectuer des relevés de paramètres. Certains d’entre eux mobilisent aussi des compétences bien particulières pour réaliser des travaux sous tension ou guider les pilotes d’hélicoptères lors de travaux héliportés.

 

Découvrez également

Article

Bilans électriques nationaux

RTE élabore et publie chaque année un Bilan électrique, qui dresse une vision globale du système électrique sur l’année écoulée.
Projet

France - Espagne : création d’une nouvelle interconnexion souterraine de 65 km

Intégrer le marché ibérique au marché électrique européen et stimuler le développement économique du Roussillon.
Article

Venez construire avec nous le réseau de l’intelligence électrique

Jeune diplômé ou professionnel expérimenté, découvrez 5 bonnes raisons de nous rejoindre.