La mairie de Cluses et RTE, partenaires pour l’environnement et le développement

La mairie de Cluses et RTE, partenaires pour l’environnement et le développement

Un chantier peut en cacher un autre. Pour accompagner le développement de Cluses et des stations de ski voisines, RTE a entrepris la construction d’une nouvelle ligne souterraine à 63 000 Volts, d’une longueur de 4 km, entre les postes de transformation de Pressy et de Cluses-Epinettes.

« Dans le même temps, la mairie de Cluses souhaitait la mise en souterrain partielle d’une autre ligne à 63 000 Volts qui traverse la ville, surplombant notamment une zone pavillonnaire. Une étude globale a fait apparaître qu’un tracé commun, en souterrain, était possible pour les deux lignes. Outre l’incidence paysagère, traiter ces 2 situations dans le même « chantier » permet de mutualiser les coûts de travaux et de réduire ainsi l’investissement financier, dont une part est à la charge de la collectivité », explique Stéphane Kohn, le directeur de projet.

 Pour Cluses comme pour RTE, la mise en souterrain sur 2 km d’un tronçon de la  liaison électrique aérienne présente des avantages.

« C’est un projet que nous avions depuis longtemps, explique Jean-Claude Léger, le maire de Cluses. A la fois pour des raisons esthétiques, car la ligne aérienne existante passe à proximité de la place principale, et dans une logique d’aménagement urbain de cette partie de la ville, où nous avons des projets de développement ».

 Du côté de RTE, même si ce projet ne faisait pas partie des projets d’évolution du réseau, cette mise en souterrain est une nouvelle « opportunité » d’afficher la posture qui consiste à prendre en compte les attentes des collectivités et de proposer des réponses adaptées.

Cet intérêt partagé a conduit les deux parties à travailler de façon constructive et à s’accorder sur le financement du projet. « L’approche a été satisfaisante même si cela reste un investissement important pour la collectivité. Pour y parvenir, nous avons notamment réfléchi à étaler notre participation sur trois ans », explique Jean-Claude Léger. Au final, La commune et RTE financeront respectivement 75 % et 25 % du montant global des études et travaux (1,8 millions d’euros). La démarche sur laquelle se fonde ce partenariat, initié début 2010, s’inscrit pleinement dans l’esprit de la loi Nome, récemment votée. En effet, elle prévoit d’encadrer la participation de RTE aux travaux de mise en souterrain de lignes à haute tension, venant en réponse à des demandes de collectivités territoriales.