13 janvier 2010
Le bilan électrique français 2009
En 2009, la consommation intérieure française d’électricité est de 486,4 TWh, en baisse de 1,6% par rapport à 2008. Cette baisse s’atténue en fin d’année 2009 : les consommations de novembre et décembre dépassent le niveau atteint fin 2008, période à laquelle les effets de la crise économique étaient déjà perceptibles.
La consommation de la grande industrie baisse de 8,6% par rapport à 2008. Ce mouvement s’adoucit sur les derniers mois de l’année. La consommation d’électricité des PME-PMI diminue en 2009 de 3% environ.
En revanche, la consommation de la clientèle raccordée en basse tension (ménages, professionnels, services publics, éclairages publics, divers tertiaire) continue d’augmenter de 2% par rapport à 2008.
En parallèle, les consommations à la pointe en hiver poursuivent leur forte croissance.
La production française d’électricité a baissé de 5,5%. La production nucléaire a baissé de 6,8% en 2009, et atteint sa valeur la plus faible depuis 1999. La production des centrales hydrauliques baisse de 9,2%, retrouvant le niveau de l’année 2006. La production éolienne a fortement augmenté, d’environ 40 %, par rapport à 2008. Avec près de 4 400 MW installés en France, elle poursuit son essor. En 6 ans, elle a été multipliée par 20. La production des centrales thermiques à combustible fossile augmente de 3,1%. Le photovoltaïque est en pleine émergence.
Le solde des échanges contractuels avec l’étranger reste exportateur mais baisse de 47% par rapport à 2008. Cette évolution est liée à la baisse de la production française d’électricité. Les périodes d’importations sont plus fréquentes et plus longues. Pour la première fois en 27 ans, la France a été, en octobre 2009, importatrice nette d'électricité sur un mois entier. L’année 2009 a compté 57 journées d’importations nettes, contre 6 en 2008, 20 en 2007.
Le programme d’investissements sur le réseau de RTE a atteint 1 030 M€ en 2009, en hausse de 23% par rapport 2008 et dépasse le milliard d’euros pour la première fois depuis la création de l’entreprise en 2000. Pour un réseau plus robuste et adapté à l’évolution du secteur électrique, RTE poursuit dans cette voie, augmentant à nouveau ses investissements en 2010, à hauteur de 1 116 M€.
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