Un accord triennal à RTE
À ce jour, plus de 220 collaborateurs statutaires reconnus travailleurs handicapés, l’équivalent de 45 salariés par le recours au secteur protégé, des actions engagées pour favoriser le recrutement, l’intégration et le maintien dans l’emploi…
Depuis de nombreuses années, RTE mène une politique volontariste et s’engage durablement pour construire et pérenniser l’emploi des personnes handicapées. Dans cet objectif, il est primordial de faire évoluer les représentations et les pratiques, de contribuer à l’insertion par l’emploi externe, d’impliquer les acteurs… Le contenu de l’accord 2009-2011, ambitieux, vise à agir dans ce sens.
Des objectifs en hausse
Au terme des actions menées sous le précédent accord d’entreprise en faveur du handicap, le taux d’emploi de RTE avait progressé de 2,6 à 3,2 %. Le nouvel accord prévoit d’atteindre un taux d’emploi de 4 %, proche de la proportion de personnes handicapées dans la population active.
Avec 37 embauches statutaires, 10 contrats en alternance sur les 3 prochaines années et 1 million d’euros annuels de commandes au secteur dit protégé, les objectifs sont en hausse. « Les objectifs sont ambitieux mais atteignables si nous acceptons tous d’être acteurs, commente Jean-Marc Courte, Chef du département Politiques RH. Chacun peut agir, par exemple en acquérant le réflexe de recourir au secteur protégé, c’est-à-dire à des entreprises qui emploient des personnes handicapées qui, elles, ne peuvent pas travailler en milieu ordinaire. »
Un large éventail d’aides concrètes
« Répondre aux besoins spécifiques des personnes en compensant les conséquences de leur handicap », telle est la ligne directrice du nouvel accord. Pilotées nationalement et coordonnés localement par les Correspondants Handicap, les actions sont déclinées dans chaque établissement au sein des groupes locaux associant les partenaires sociaux. Tous les membres du Groupe Local d’Insertion et de Compensation du Handicap (GLICH) sont à l’écoute des salariés, handicapés ou non : information, sensibilisation, accompagnement… En relation avec le manager et la personne handicapée concernée, ils étudient la meilleure solution de compensation possible. Les solutions sont aussi variées que les situations examinées: matérielles, technologiques, pédagogiques, organisationnelles ou encore humaines.
L’implication des acteurs

Pour Christelle Perrine, Directrice Développement Durable, « seul un partage des enjeux et donc une connaissance plus répandue et plus approfondie du handicap permet d’obtenir des résultats concrets ». Les démarches de sensibilisation et le travail en commun occupent donc une place centrale dans le nouvel accord. Pour que le plus grand nombre se sente concerné et pris en compte.
1 > LE PRINCIPE DE COMPENSATION :
Cette notion permet d’aborder pédagogiquement et objectivement l’ensemble des modalités à mettre en oeuvre pour construire, et non simplement décréter, l’égalité des droits et des chances entre personnes handicapées et personnes non handicapées. Elle permet la définition d’une compensation proportionnée et partagée entre l’entreprise (son management, son équipe) et la personne handicapée. Ce travail collectif permet de bien différencier les mesures de compensation d’un traitement de faveur.
2 > LE RÉFLEXE DU RECOURS AU SECTEUR PROTÉGÉ
Entretien des espaces verts, reprographie, impression, événementiel, traiteur, restauration, service courrier… autant de services proposés par les établissements du secteur protégé. Ces entreprises emploient des personnes handicapées qui ne peuvent exercer leur activité en milieu professionnel ordinaire. En faisant appel aux Entreprises Adaptées (EA) et aux Établissement de Service d’Aide par le Travail (ESAT), RTE soutient l’activité professionnelle de ces personnes. RTE s’engage sur un volume minimum de commandes de 800 000 euros par an en 2009 et vise 1 million d’euros dès 2010.
3 > INNOVATION, LE MÉCANISME DE RÉTROCESSION
Les salariés engagés dans une démarche de reconnaissance administrative (ou de renouvellement) de leur handicap peuvent désormais demander à RTE d’aider financièrement des associations de leur choix investies dans le handicap. Ainsi, la Fondation pour la recherche sur les rhumatismes inflammatoires chroniques ARTHRITIS recevra un peu plus de 5 000 euros par an pendant la durée de l’accord grâce au premier salarié (un salarié des fonctions centrales) utilisateur de ce dispositif. Les correspondants handicap sont à la disposition des salariés intéressés pour leur expliquer les conditions d’application de ce mécanisme assez complexe à première vue. Naturellement, le dispositif peut s’appliquer en toute confidentialité.
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