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Des hommes
sous tension

Plusieurs millions de chantiers annuels, des dizaines de milliers d’opérateurs, d’innombrables coupures évitées : les travaux sous tension représentent une activité très importante, au service de la qualité de fourniture et de la sûreté du réseau de transport. Le développement des règles d’intervention et des outils, la mise à disposition et la maintenance de ces outils ainsi que le professionnalisme et le maintien des compétences des équipes sur le terrain constituent les éléments déterminants de l’activité. Depuis plus de cinquante ans, la réalisation des travaux sous tension repose sur des hommes passionnés. Chacun maîtrise son rôle, monteurs, formateurs, contrôleurs autant qu’experts, pour la réalisation de travaux sous tension en parfaite sécurité.

 
Article

Sur le terrain,
les monteurs TST

Intervention sous tension sur un jeu de barres en THT.
Intervention sous tension sur un jeu de barres en THT.
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Les opérateurs TST, quel que soit le niveau de tension, se définissent d’abord par leur capacité à travailler au-delà des limites autorisées au commun des électriciens, pour lesquels l’intervention hors tension est la règle. Tous bénéficient d’une solide formation aux concepts et aux règles des TST, qui s’appuie sur une expérience solide du métier.

Sur le terrain, la maîtrise du risque électrique nécessite une bonne préparation, une organisation précise, de la rigueur dans l’application des règles et de la minutie dans l’exécution des gestes. Cela passe également par une bonne coordination des intervenants, chargés de travaux et exécutants. L’improvisation n’a pas sa place. Chaque phase du chantier doit être étudiée, pensée et calculée à l’avance. Et, en cas d’événement inattendu, un temps d’arrêt est marqué pour analyser la situation et envisager le nouveau contexte de travail. Jamais de précipitation.

Un chantier TST se caractérise par le calme et la sérénité qui s’en dégagent. Les gestes des intervenants sont maintes fois répétés et parfaitement maîtrisés. Ils sont précis et coordonnés. On en oublierait presque la tension qui, pourtant, se situe à quelques centimètres, dizaines de centimètres ou mètres.

Les Conditions d’Exécution du Travail ou CET sont la bible des intervenants TST. Elles représentent les tables de la loi avec les concepts et principes fondamentaux à respecter… à la lettre ! Le maintien des compétences est également la pierre angulaire du métier. En plus d’une pratique régulière, diversifiée et soutenue nécessaire à la maîtrise du geste, des formations et des recyclages sont obligatoirement suivis pour éviter les dangers de la routine et favoriser une perpétuelle remise en question.

Par ailleurs, l’intervenant TST se distingue par la conscience aiguë du lien entre son activité et le service rendu aux clients. La continuité d’alimentation et la satisfaction du client déterminent son travail. Si, sur le réseau de transport, le rapport avec le client semble plus lointain que dans le domaine de la distribution, le service rendu à la collectivité est tout aussi présent. On parle alors davantage de sûreté du système électrique. Intervenir sur un ouvrage stratégique, c’est comme agir sur une autoroute dont on ne peut pas se permettre d’interrompre le trafic, très dense.

Enfin, c’est un sentiment de fierté qui réunit les opérateurs TST. Fierté de maîtriser une technique de pointe et de contribuer à la qualité de fourniture et à la sûreté du réseau de transport. •

Travail au contact sur ligne HTA.
Travail au contact sur ligne HTA.
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Le monde
de la basse tension

Intervention sous tension à distance sur un branchement BT.
Intervention sous tension à distance sur un branchement BT.
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Pour intervenir sous tension sur les millions de branchements des clients basse tension et créer plus de 200 000 branchements par an, il faut être très nombreux ! Ce sont donc environ 30 000 opérateurs qui interviennent chaque année, par tout temps, sur près de 3 millions de chantiers TST BT. Ces opérateurs appartiennent pour un tiers au principal gestionnaire de réseau de distribution, ERDF. Des entreprises locales de distribution et des entreprises prestataires interviennent par ailleurs sous tension sur les ouvrages BT.

Pour les seuls clients d’ERDF, les interventions en basse tension permettent d’éviter annuellement plus de 17 millions de coupures directes. Les chantiers sont pour la plupart de courte durée, mobilisant un seul opérateur — c’est le cas des raccordements de branchements. Ils peuvent également être menés à deux, notamment pour raccorder une nouvelle installation, ou ponctuellement à trois, voire plus, sur des restructurations ou renforcements de réseau. Quoi qu’il en soit, la grande variété des travaux sous tension réalisés en basse tension nécessite une formation de l’opérateur sur chaque type d’ouvrage concerné. Si le risque d’électrisation doit toujours être maîtrisé, c’est au risque de court-circuit que l’opérateur BT doit porter une attention particulière. À ce niveau de tension, les conducteurs sont très proches (quelques centimètres) et un contact involontaire entre deux conducteurs à des potentiels différents peut provoquer un court-circuit pouvant atteindre plusieurs milliers d’ampères. Les équipements de protection individuelle portés par l’opérateur comme le vêtement de travail, le casque à écran facial ou les gants permettent alors de le protéger. Les interventions sont réalisées le plus souvent « au contact », mais elles peuvent aussi être réalisées en technique dite « distance ». •

Didier Besson

« Nous travaillons plus au contact et moins à distance qu’autrefois. Et il nous faut être d’autant plus vigilants aujourd’hui que les parties sous tension d’une installation ne sont pas toujours identifiables, n’étant plus à nu mais câblées. Une chose ne change pas : la confiance aveugle qui nous lie entre opérateurs ! Si l’un doit monter au pylône, celui qui est au sol ne le quitte pas des yeux. »

Didier Besson, technicien BT – ERDF Agence Exploitation Haute-Loire.
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Les équipes
HTA

Création sous tension d’un double ancrage sur un support HTA à distance.
Création sous tension d’un double ancrage sur un support HTA à distance.
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En HTA, près d’un millier d’opérateurs TST sont en activité et interviennent chaque année sur environ 50 000 chantiers. Ils exercent leur savoir-faire pour la réparation des lignes aériennes (conducteurs abîmés, isolateurs cassés, armements pliés, supports endommagés) et des organes de manœuvre sur ces lignes ainsi que lors de raccordements de nouveaux ouvrages. Les distances de travail sont courtes (de 60 à 80 cm), ce qui nécessite rigueur, méthode et précision pour contrer tout risque d’électrisation — le risque de court-circuit est également toujours présent. Si les opérations sont généralement réalisées en technique distance, les trois méthodes d’action (distance, contact, potentiel) peuvent cependant être combinées pour mener à bien un chantier tout en bénéficiant d’une grande souplesse d’intervention. Les travaux sous tension peuvent être exécutés sous faible précipitation, ce qui facilite grandement la programmation des travaux. Il est même possible d’achever une tâche en cas de pluie importante grâce à des matériels conçus pour cela. Ce sont le plus souvent des équipes constituées de deux opérateurs, positionnés sur des échelles à éléments emboîtables ou embarqués dans une nacelle équipant un élévateur à bras isolant, qui œuvrent sous la responsabilité et la surveillance permanente du chargé de travaux. Ce travail d’équipe est primordial pour assurer la sécurité. •

« Faut s’entendre ! C’est le prérequis. L’esprit d’équipe autant que la rigueur sont les bases de notre métier. Nous travaillons à deux monteurs, sur ordre et sous la responsabilité du chargé de travaux. Il n’y a pas de place pour les états d’âme. Pas de place non plus pour la routine entre les interventions d’urgence qui nous mènent partout en France et des missions d’entretien et de maintenance planifiées en amont. Le risque électrique ? Il est présent mais les règles sont faites de telle manière que nous sommes en mesure de prendre toutes les dispositions pour s’en protéger. »

Patrick Muscat, opérateur TST HTA – ERDF Agence TST HTA PACA EST.
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Lignards et postiers
en HTB

Transfert au potentiel d’un opérateur en HTB.
Transfert au potentiel d’un opérateur en HTB.
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Intervention sur un raccord de barre 400 kV à partir d’une TIP.
Intervention sur un raccord de barre 400 kV à partir d’une TIP.
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Ce sont plus de 300 opérateurs, répartis sur le territoire national au sein des équipes maintenance spécialisée postes et des équipes lignes des Groupements Maintenance Réseau, qui sont habilités à travailler sur les ouvrages du réseau de transport en HTB. Dans les postes, leur activité concerne principalement le remplacement de bras de sectionneurs ou de colonnes d’isolateurs, l’élimination de points chauds et le remplacement d’appareils de mesure. Pour les lignes, il s’agit en priorité, pour le 400 kV ou 225 kV, du remplacement d’isolateurs, de la réparation de brins coupés, du remplacement ou de la pose de manchons de jonction et de la pose de balises avifaunes et d’accessoires lignes. Selon la complexité des chantiers, cinq à sept opérateurs peuvent intervenir sous la responsabilité d’un chargé de travaux. Là encore, la précision des gestes, la vigilance pour assurer sa propre sécurité aussi bien que celle de ses équipiers et l’esprit d’équipe sont au rendez-vous.

En HTB, il faut se prémunir des risques d’électrisation et de court-circuit dans un contexte de distances d’isolement nettement plus importantes que dans les autres niveaux de tension (de l’ordre de quelques mètres). Les matériels et les outils sont plus difficiles à manipuler lorsqu’ils sont utilisés en technique distance. Les interventions au potentiel sont ainsi privilégiées, favorisant une meilleure ergonomie de travail.

Intervention sous tension sur une chaîne d’isolateurs HTB.
Intervention sous tension sur une chaîne d’isolateurs HTB.
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Une autre spécificité de ce niveau de tension réside dans la présence d’un champ électrique plus intense. Pour cette raison, l’opérateur HTB revêt une combinaison conductrice, qui le distingue de ses collègues HTA et BT. Celle-ci l’enveloppe dans une cage de Faraday qui le protège totalement du champ électrique et des effets d’aigrettes associés. Dans les postes, toute tâche en HTB nécessite une maîtrise du risque électrique dans les trois dimensions, les accès aux conducteurs pouvant être parfois complexes au milieu d’une « forêt » d’équipements électriques. Les méthodes de travail développées par SERECT permettent cependant d’agir en s’appuyant sur la règle du « fractionnement ». Celle-ci permet de prendre en compte, par des majorations de la distance d’isolement, l’introduction dans l’intervalle d’air d’une pièce conductrice de grande dimension. Pour les interventions au potentiel, l’opérateur est positionné sur une TIP (Tour Isolante de Positionnement) à proximité de l’élément sur lequel il intervient. •

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Les travailleurs
du ciel

Remplacement de balises aéronautiques en techniques TST héliportés.
Remplacement de balises aéronautiques en technique TST héliportés.
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Le Service des Travaux Héliportés de RTE (STH) exploite une flotte de dix hélicoptères légers propriétés de RTE et de deux hélicoptères gros porteurs détenus par la filiale AIRTELIS. L’hélicoptère offre un moyen d’intervention rapide et sûr, notamment en zones montagneuses ou difficilement accessibles. Entre 30 et 50 chantiers héliportés sont réalisés annuellement. Ils concernent principalement les lignes 400 kV ou 225 kV pour la réparation de câbles ou la pose d’accessoires de lignes.

Les interventions héliportées sur les lignes aériennes sont réalisées par des techniciens embarqués dans une nacelle d’une ou deux places, effectuant 80 % de leurs interventions sous tension. Ils sont 64 opérateurs à RTE formés aux TST héliportés et répartis au sein des équipes lignes. Pour les travaux lourds comme la pose de manchons de jonction, l’hélicoptère dépose la nacelle sur la ligne et repart dès qu’elle est arrimée. Pour les travaux légers, comme la pose de balises avifaunes, la nacelle est suspendue à une distance de 30 à 80 mètres sous l’hélicoptère, qui reste en vol stationnaire. La stabilité de l’hélicoptère pendant l’intervention est alors cruciale. Le pilote doit positionner et stabiliser l’hélicoptère à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la nacelle, sans point de repère précis. Le lien avec les opérateurs embarqués dans la nacelle est donc primordial. Les opérateurs doivent ainsi guider le pilote dans la phase d’approche finale. Les deux conditions du succès sont une bonne liaison radio et une bonne formation pour partager les mêmes codes ! Chaque campagne d’opérations TST héliportées nécessite au préalable une semaine de reconnaissance des lieux d’intervention et une semaine d’élaboration de la préparation de travail. La réalisation de ce type de chantier avec hélicoptère exige de prendre en compte à la fois les exigences aéronautiques (règles de circulation aérienne, règles de pilotage de l’appareil, courbes de performance des hélicoptères en fonction du vent, de la température, de l’altitude) et les exigences propres à la réalisation d’une telle opération dans un environnement électrique, formalisées dans les CET TST HTB Héliportés. •

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La formation
au service
du professionnalisme
des opérateurs

Formation BT au campus ERDF d'Ottmarsheim.
Formation BT au campus ERDF d'Ottmarsheim.
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Centre de formation RTE à Jonage.
Centre de formation RTE à Jonage.
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DES CENTRES DE FORMATION AGRÉÉS

La formation dans le domaine des travaux sous tension est dispensée par 17 centres ou organismes de formation répartis sur 34 sites couvrant le territoire national. Chacun est agréé par période renouvelable de quatre ans par le Comité des TST. En haute tension (HTA et HTB), seuls ERDF et RTE détiennent des organismes de formation agréés. En basse tension, la situation a évolué à partir des années 1990. Auparavant, et ce depuis les années 1960, EDF formait des jeunes monteurs de réseau durant 18 mois dans ses Écoles de Métiers (EDM). Dans ce cursus était intégré l’apprentissage des TST BT tous types de réseaux ; les jeunes diplômés pouvaient ainsi être habilités dès leur affectation dans les districts ou unités opérationnelles de centres de distribution mixtes. Désormais, la formation est assurée par des centres ou organismes de formation qui dépendent soit directement des gestionnaires de réseaux (l’U.O. Formation pour ERDF, l’AFPENN pour les Entreprises locales de Distribution, le DPS pour RTE), soit d’autres organismes professionnels ou institutions.

L’U.O. Formation d’ERDF compte à ce jour 6 centres de formation sur lesquels interviennent 71 formateurs TST BT, répartis au sein de campus sur l’ensemble du territoire national et 9 formateurs TST HTA à Ottmarsheim. Pour RTE, le DPS dispose quant à lui de 5 formateurs HTB et de 2 formateurs BT sur le site de Jonage, près de Lyon.

LES FORMATEURS, UN RÔLE CLÉ

La professionnalisation des intervenants en TST sur les ouvrages étant fondée sur l’analyse des risques, l’étude des règles de l’art (CET, FT) et l’acquisition de gestes professionnels, les formateurs sont recrutés parmi les opérateurs de réseau disposant d’une solide expérience de terrain dans les domaines enseignés en TST. Leur bonne maîtrise des règles de l’art et leur expérience de l’activité sur le terrain garantissent un enseignement au plus près des besoins des opérateurs. Le cursus des formateurs repose également sur une formation pédagogique et sur la participation en doublure à des sessions animées par des formateurs expérimentés. Leur montée en puissance se fait graduellement, et est accompagnée par un référent pédagogique. Le maintien de leur professionnalisme dans le domaine des TST repose sur une activité régulière de formation, sur des échanges périodiques avec les experts de SERECT et sur des échanges de pratiques entre pairs.

« Les formations présentent un caractère de formation globale par opposition à une formation par modes opératoires, l’objectif à atteindre étant la capacité des opérateurs à analyser les risques. »

DES FORMATIONS AGRÉÉES PAR LE COMITÉ DES TRAVAUX SOUS TENSION

Conformément aux exigences du Comité des TST, les formations présentent un caractère de formation globale par opposition à une formation par modes opératoires, l’objectif à atteindre étant la capacité des opérateurs à analyser les risques. Fondée sur la maîtrise des règles de l’art (CET, FT), les formations comprennent obligatoirement une partie théorique et une partie pratique. Le volet pratique peut être enseigné directement sur le réseau — c’est notamment le cas en HTB et en HTA — ou sur des plateformes pédagogiques représentatives des ouvrages de réseau. Tout acte de formation commence par la vérification des prérequis obligatoires. Le formateur peut ainsi s’assurer que les participants sont à même de suivre le programme prévu dans de bonnes conditions. Les formations initiales reposent sur l’appropriation des règles TST et sur la réalisation d’exercices pratiques correspondant à des chantiers réels. Le formateur valide le processus opératoire et évalue individuellement la mise en oeuvre par les opérateurs à l’aide d’une grille d’observation. La notation effectuée lors des différents exercices lui permet de valider les apprentissages effectués. Dans le cas des recyclages, auxquels sont régulièrement soumis les opérateurs conformément à la recommandation du Comité des TST, le formateur s’attache à déceler d’éventuels dérives ou manquements lors d’une série d’exercices. Il ajuste son programme et dispense les rappels nécessaires en conséquence. En fin de formation, une évaluation permet au formateur de délivrer ou non une appréciation d’aptitude aux travaux sous tension sur les ouvrages concernés pour chacun des participants. Le formateur est donc responsable de l’atteinte des objectifs visés par la formation, et s’engage sur le niveau atteint pour chaque participant. •

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SERECT,
une expertise
au service
des opérateurs

Équipe SERECT
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En définissant des règles d’intervention précises et adaptables, en fournissant aux équipes sur le terrain l’outillage et les matériels nécessaires aux interventions TST, SERECT a permis à plusieurs générations d’opérateurs d’intervenir sur les lignes électriques et les postes de transformation sous tension en toute sécurité. Aujourd’hui, SERECT est composé d’une quarantaine de personnes réparties en deux pôles : le pôle Développement, Méthodes et Expertise (DME) et le pôle Industrie et Service.

LE PÔLE DÉVELOPPEMENT, MÉTHODES ET EXPERTISE : LE CENTRE NÉVRALGIQUE DE SERECT

De l’étude fondamentale à la réponse à une question sur l’utilisation d’un outil en fiche technique, le pôle Développement, Méthodes et Expertise regroupe une vingtaine d’hommes et de femmes aux profils variés et complémentaires. Jeunes ingénieurs, techniciens du laboratoire, anciens opérateurs TST… font la richesse du pôle avec pour seul objectif : faire progresser les TST, de la BT à la HTB… La première mission du pôle Développement Méthodes et Expertise est l’élaboration des méthodes et outils pour intervenir sous tension. Les Conditions d’Exécution du Travail (CET) et les Fiches Techniques, validées par le Comité des travaux sous tension, constituent la « bible » des opérateurs, le corpus réglementaire qui rassemble les règles à observer et les matériels à utiliser pour conduire un chantier TST. Il est en appui des employeurs, notamment pour la réalisation des audits TST dans les unités opérationnelles. Effectués à intervalles réguliers auprès de toute équipe TST pour contribuer au maintien d’un haut niveau de professionnalisme, ces audits permettent à SERECT de recueillir des données sur l’efficacité des méthodes et la fiabilité des outils et d’identifier les besoins sur le terrain.

Un service d’expertise en ligne permet de traiter au fil de l’eau toutes les questions que les opérateurs se posent concernant l’application des règles ou l’utilisation des outils. Les réponses sont capitalisées dans une base consultable en permanence. Le développement des outils TST, de l’écriture du cahier des charges à la qualification, revient aussi au pôle DME et s’appuie largement sur les compétences et moyens du laboratoire d’essais.

« Chaque année, quelque 50 000 outils sont vérifiés pour s’assurer qu’ils conservent leurs propriétés initiales. »

LE PÔLE INDUSTRIE ET SERVICE : DES OUTILS SÛRS AU SERVICE DES ÉQUIPES

Le pôle Industrie et Service a pour mission principale la fourniture et la maintenance du matériel nécessaire à l’exercice des TST. Les activités d’achat, de vente, de gestion du stock et le contrôle du matériel rythment le quotidien de son personnel. SERECT gère un stock de plus de 1 400 références, en provenance d’une cinquantaine de fournisseurs retenus au fil du temps pour leur savoir-faire et leur qualité de fabrication. Cependant les commandes concernent en général de faibles quantités. Les matériels TST sont très spécifiques et peu de fournisseurs sont à même de les produire, ce qui ne facilite pas le maintien des sources d’approvisionnement dans le temps. Tout le challenge du pôle Industrie et Service est donc d’offrir la disponibilité la plus élevée possible de l’ensemble des références proposées. SERECT, c’est également un des quatorze laboratoires de contrôle périodique répartis sur le territoire national. Le pôle Industrie et Service assure l’activité de contrôle périodique des outils sur la zone Est. Chaque année, quelque 50 000 outils sont vérifiés pour s’assurer qu’ils conservent leurs propriétés initiales tant du point de vue mécanique, fonctionnel qu’électrique. Perches, protecteurs, combinaisons conductrices… près de 7 000 outils sont ainsi contrôlés localement.

Lorsqu’un outil est défectueux, la réparation s’impose. À partir des années 1990, la société IDEENOV a repris progressivement le flambeau de la réparation, à partir du savoir-faire développé à SERECT dans le domaine du collage et de la réfection des parties isolantes des outils. IDEENOV, dont les locaux jouxtent ceux de SERECT, traite chaque année près de 6 000 outils en provenance des équipes et une cinquantaine d’élévateurs. IDEENOV est une entreprise de réinsertion sous régime associatif qui emploie environ 15 personnes. Depuis le milieu des années 1990, plus de 70 personnes, en majorité des jeunes, ont retrouvé, grâce à cette collaboration, le chemin d’un emploi stable. •

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