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Paysage électrique de RTE en Savoie
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Paysage électrique de RTE en Savoie

Un programme de R&D européen pour le réseau de demain

Institutionnel
Europe
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Les acteurs européens du système électrique sont confrontés à des défis exigeants :
- assurer la sécurité d’alimentation européenne dans un contexte de bouleversement radical du paysage énergétique, lié à la transition écologique,
- intégrer une part croissante d’énergie renouvelable tout en assurant l’équilibre entre offre et demande, la stabilité et la sûreté des réseaux,
- améliorer le fonctionnement du marché européen de l’électricité au bénéfice des consommateurs,
- contribuer à réduire l’empreinte carbone de l’économie européenne en général, et de leurs activités en particulier, afin de servir les objectifs du Green Deal qui vise la neutralité carbone d’ici 2050.

Ces enjeux nécessitant des efforts permanents de recherche, de nombreux programmes sont menés dans le cadre de coopérations entre opérateurs européens, soutenues par l’Union européenne. À la tête du plus grand réseau de transport d’électricité d’Europe, RTE joue un rôle majeur dans ces projets européens de recherche et développement (R&D).
Paragraphes

200 contributeurs
aux activités de la R&D
35 M€
seront investis chaque année par RTE dans la R&D entre 2017 et 2020
7 %
de l’effort de R&D de RTE mobilisé dans le cadre de projets européens

Une forte implication de RTE au travers d’ENTSO-E


L’élaboration d’une feuille de route européenne contenant les actions de R&D pour les réseaux de transport d’électricité, ainsi que la coordination des projets, constitue l’une des missions confiées à ENTSO-E, l’association des gestionnaires de réseau de transport européens (GRT). RTE participe activement aux travaux menés dans ce cadre.

La Commission européenne  en soutien de l’innovation


RTE collabore à plusieurs projets de recherche stratégiques, avec un ensemble de partenaires européens, dans le cadre du programme Horizon 2020 de l’Union européenne.


Le projet Osmose


Avec la pénétration massive d’énergies renouvelables, de nouveaux besoins de flexibilité apparaissent sur le système électrique. Par ailleurs, les évolutions technologiques créent également de nouvelles opportunités de flexibilité comme le stockage. Le projet OSMOSE étudie ainsi jusqu’à l’horizon 2050 les besoins et les meilleures sources de flexibilité ainsi que les designs de marché à y associer. Plusieurs solutions innovantes de flexibilités sont déployées sur le réseau via quatre démonstrateurs pilotés par RTE, REE, TERNA et ELES. Le démonstrateur RTE est par exemple un système de stockage hybride, il sera installé dans le poste de Castelet en Occitanie avec pour objectif de valider la robustesse, l'efficacité et la portabilité des contrôles dits « grid-forming » développés dans le projet Migrate. Ce projet, d’un budget de 28 millions d’euros, est conduit par un consortium mené par RTE qui compte 33 partenaires de neuf pays : gestionnaires de réseau, producteurs d’électricité renouvelable, industriels, spécialistes informatiques et 11 centres de recherche et universités.

 

Le projet MIGRATE (Massive InteGRATion of power Electronic devices)


L’insertion massive des énergies renouvelables, qui sont raccordées au réseau par des dispositifs à base électronique de puissance appelés « onduleurs »,  va modifier profondément la dynamique et l’exploitation du réseau. Les onduleurs ont un comportement et des capacités techniques différents de ceux des machines traditionnelles, sur lesquelles repose actuellement le fonctionnement du réseau. Pour préparer l'avenir, il est nécessaire de comprendre comment ces onduleurs peuvent contribuer à l’exploitation du réseau et en particulier à sa stabilité. Le projet MIGRATE, dans lequel RTE s’est fortement impliqué et qui a livré ses conclusions en 2019, s’est attaché à résoudre ces défis. Des solutions technologiques innovantes pour le contrôle des onduleurs ont été développées et validées sur du matériel à échelle réduite en laboratoire. Cette technologie, appelée grid forming, est une condition nécessaire pour pouvoir exploiter un réseau composé uniquement d’ENR. Il réunissait 10 gestionnaires de réseau, 12 centres de recherche et un industriel.