En septembre 2026, une opération technique démarre sur le ruisseau de l’Ousse, à la frontière des communes de Pau et de Bizanos. Directement lié à la restructuration de l’alimentation électrique de l’agglomération de Pau, ce chantier de construction de 6,5 km de liaisons souterraines de 63 kV entre les postes de Bizanos et de Pau-Est intègre de nombreuses contraintes techniques, dont le franchissement de ce cours d’eau.
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Après l’abandon d’un projet initial de passerelle technique jugé irréalisable, RTE a opté pour une solution plus discrète mais exigeante : l’ensouillage. Cette technique consiste à poser les câbles électriques directement dans le lit du ruisseau, en les enfouissant sous le fond sableux ou galetier, garantissant ainsi une totale intégration dans le paysage.

Une ingénierie précise pour un impact maîtrisé

Les travaux, prévus sur une durée maximale de quatorze jours, s’inscriront à l’aval du pont et à l’amont du seuil de l’Ousse. La méthode retenue implique le creusement d’une tranchée d’un mètre de large et de 2,5 mètres de profondeur, où sera installé un fourreau protecteur pour les câbles. Une attention particulière sera portée à la stabilité de l’ouvrage : les berges seront renforcées contre les risques de crues, assurant ainsi la pérennité de l’installation électrique. 

Site Natura 2000 : une démarche ERC rigoureuse

Le chantier se déroule dans un secteur sensible, classé site Natura 2000, ce qui a imposé une approche environnementale rigoureuse. RTE a appliqué une démarche stricte d’évitement, de réduction et de compensation des impacts. Les engins de chantier ne pénétreront dans le cours d’eau qu’en période de très basses eaux, et ce, sur une portion restreinte du lit. Des mesures strictes de prévention de la pollution ont été actées, comme le stockage nocturne des machines en berge et l’entretien du carburant à distance du cours d’eau.

La protection de la faune aquatique est au cœur des préoccupations : une pêche de sauvegarde sera réalisée avant l’intervention pour déplacer les poissons, qui seront ensuite restitués au cours d’eau. La remise en eau se fera de manière très progressive pour éviter toute rupture de l’écoulement. Enfin, le suivi des matières en suspension sera assuré en temps réel par une sonde lors des phases de mise à sec de la zone d'intervention. Aucune destruction d’habitats ni de frayères ne devrait être constatée, rendant toute mesure compensatoire supplémentaire inutile.