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Bilan électrique IDF 2023 - Vignette
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Bilan électrique IDF 2023 - Cover

Bilan électrique francilien 2023

Consommation
Île-de-France
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- Une consommation en baisse qui suit la tendance nationale
- Des perspectives à la hausse sous l’effet de la décarbonation et du dynamisme régional

La région Île-de-France s’inscrit dans la dynamique du bilan électrique national, qui présente un nouvel équilibre pour le système électrique français. On retrouve ainsi dans la région francilienne une baisse de la consommation d’électricité qui se poursuit depuis 2022 ainsi qu'une production d’origine renouvelable accentuée en 2023.
Paragraphes

Une baisse des consommations qui se confirme en 2023

En 2023, la consommation d’électricité en Île-de-France (corrigée des aléas climatiques) est en baisse pour la deuxième année consécutive. Elle se situe en retrait de 3,5 % par rapport à 2022 et s’est établie à 61,4 TWh, soit le niveau de consommation le plus bas observé en Île-de-France depuis la baisse observée en 2020 liée à la crise COVID. L’Île-de-France s’inscrit ainsi dans la dynamique nationale qui a enregistré une baisse de sa consommation électrique (corrigée des aléas météorologiques et calendaires) de 3,2 % par rapport à 2022.

La baisse de la consommation régionale a concerné l’ensemble des secteurs (résidentiel, tertiaire et industriel). La consommation globale des professionnels (dont PMI/PME) et particuliers a diminué de 3,3 % sur la dernière année. Ces secteurs ont en commun leur premier poste de consommation électrique qui reste le bâtiment (chauffage, climatisation, éclairage). Cette baisse de consommation pourrait résulter de la mise en œuvre d’actions de sobriété et d’efficacité énergétique dans les bureaux et les logements, comme la réduction de l’utilisation du chauffage ou les efforts menés sur l’isolation thermique.

Dans le secteur de la grande industrie (directement raccordée au réseau de transport d’électricité), qui pèse pour 10 % de la consommation régionale en 2023, la baisse observée est de 3,7 % depuis 2022. La sidérurgie, la construction automobile et le secteur de la chimie et parachimie sont les secteurs qui ont enregistré les plus fortes baisses durant l’année écoulée.

Malgré cette baisse conjoncturelle, une hausse de la consommation d’électricité est attendue dans les prochaines années pour compenser l’abandon des énergies fossiles et atteindre les objectifs de neutralité carbone en 2050. L’Île-de-France est structurellement la région la plus consommatrice d’électricité en France (14,9 % de la consommation du pays) en raison de sa population (plus de 12 millions de résidents, soit près de 20 % de la population française) et de sa contribution économique (25 % des entreprises françaises et près de 30 % du PIB1).

Une production francilienne qui soutient la transition énergétique

Depuis de nombreuses années, la production d’électricité en Île-de-France représente environ 5 % de la consommation régionale.

La diminution du recours aux énergies thermiques fossiles et l’augmentation des capacités de production renouvelables, permettent d’augmenter la part d’énergie décarbonée dans le mix de production régional. L’Île-de-France reste une région dans laquelle la production d’électricité est largement dominée par le thermique fossile (46 % du mix de production en 2023).

Un volume qui baisse par rapport à 2022 de 23,9 %, suivant en cela la tendance nationale. Cela s’explique par une diminution du parc installé de production d’énergies thermiques fossiles depuis 2020 (-1,5 %), et par un recours moins important à ces énergies. Le volume d'électricité produite par les énergies thermiques fossiles, toutes filières confondues, a baissé en France de 34 %, passant de 49,2 TWh en 2022 à 32,5 TWh en 2023.

Si la région présente un profil structurellement consommateur, elle apporte également une contribution à la production d’électricité d’origine renouvelable française, principalement dans les filières du solaire (300 MWh) et de l’éolien (400 MWh). Le parc de production d’énergie solaire a augmenté de 26,5 % en 2023 et atteint désormais les 323 MW de capacités installées.

Des investissements et des recrutements en hausse pour préparer le réseau à l’augmentation des besoins électriques

En entretenant, en adaptant et en développant le réseau de transport d’électricité, RTE apporte sa contribution à la transition énergétique et à l’électrification des usages.

Cette électrification concerne :

  • Les particuliers et les entreprises (système de chauffage, mode de transport)
  • Les industriels déjà installés souhaitant décarboner leurs activités
  • Le développement de nouvelles activités économiques et industrielles

En Île-de-France, RTE renouvelle progressivement 300 km de lignes électriques du réseau souterrain - un programme d’ampleur qui vise la modernisation du réseau et la sécurisation de l’alimentation électrique du territoire.

RTE prévoit un développement significatif de son réseau francilien pour accompagner la décarbonation de l’économie avec le développement des transports électriques (collectifs et individuels) ou la production d’hydrogène décarboné, ainsi que l’accueil de nouvelles activités telles que les datacenters.

Sur la seule année 2023, sur la région francilienne, ce sont 174 M€ qui ont été investis dans le réseau. L’entreprise a également réalisé 189 recrutements, dont 50 pour des contrats alternance.

1. Source : Statistiques locales INSEE