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Début des travaux pour le projet BELIVE

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Environnement
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Après 2 années de concertation, le projet BELIVE, « BiodiversitÉ sous les LIgnes par la Valorisation des Emprises », entre en phase travaux. Plus de 80 hectares seront aménagés en région Méditerranée d’ici juin prochain pour valoriser au mieux la biodiversité, intégrer les acteurs locaux et diminuer les coûts d’entretien courant sur le long terme. Gérald Sambardier, Damien D'Eaubonne et Florent Malique nous en disent plus.
Paragraphes

En quoi consiste le projet BELIVE ?

Gérald Sambardier, chargé d’études, service Concertation Environnement Tiers, Centre de Développement et Ingénierie de Marseille : Il s’agit d’un projet pilote débuté en 2018 et réalisé à une échelle préindustrielle, pour une durée de 3 ans, jusqu’à fin 2020, sur 3 territoires laboratoires : la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Bretagne – le Pays de la Loire et le Parc naturel régional des Ardennes. Il a pour objet de déployer à grande échelle la gestion alternative de la végétation alliant restauration écologique, performance environnementale et technico-économique pour RTE et ses partenaires associés.

Les actions concrètes peuvent se traduire par la mise en place de lisières étagées, c’est-à-dire la plantation de différents types de végétation favorables au développement des espèces (oiseaux, insectes, chauves-souris, etc.) ; la gestion de la végétation par l’intermédiaire du pâturage ou la création de prairie de fauche ; la restauration de milieux ouverts ou encore d’aménagements pour préserver la faune sauvage…

 

Pourquoi la région Méditerranée a-t-elle été choisie pour cette expérimentation ?

Florent Malique, responsable maintenance réseau territoire, GMR Cévennes : De nombreux parcs naturels sont présents en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Notre région possède un patrimoine environnemental très riche et varié avec beaucoup d’espèces protégées.

Gérald Sambardier : Un mode de pilotage différent a en outre été proposé par notre région pour ce projet. En Méditerranée, BELIVE est géré par un pilote stratégique, Didier Lainé, 2 pilotes opérationnels, Damien D’Eaubonne et moi-même, ainsi que par des pilotes techniques (les responsables maintenance réseau territoire), en charge de chaque lot au sein de leur GMR. Ces derniers font notamment le lien avec les acteurs du territoire et les bureaux d’études. C’est le cas de Florent Malique pour le GMR Cévennes.

Dans chacune des 3 régions impliquées dans ce projet, une organisation spécifique a été expérimentée afin de déterminer celle qui serait la plus pertinente et de définir dès l’année prochaine une politique nationale : la Gestion Alternative de la Végétation (GAV).

 

Quelles sont les mesures phares mises en place dans le cadre du projet BELIVE ?

Florent Malique : Sur le site de l’île Vieille, dans le Vaucluse, par exemple, ce sont près de 4 hectares qui vont être aménagés et transformés en un milieu ouvert avec la création d’une prairie de fauche et la réhabilitation d’une zone de pâture. L’entretien de ce milieu sera ensuite réalisé par pâturage et géré par les propriétaires ainsi que les gestionnaires du site dans le cadre du schéma pastoral global de cet Espace Naturel Sensible* (ENS) nouvellement créé. Ceci permettra de répondre aux objectifs du projet BELIVE évoqués par Gérald Sambardier : mettre en œuvre une gestion alternative de la végétation, tout en alliant performance environnementale et performance technico-économique, puisque nous n’aurons presque plus à intervenir sous la ligne avec des engins d’élagage à l’avenir.

*Créés par les départements, les Espaces Naturels Sensibles (ENS) visent à préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux et habitats naturels, ainsi que les champs naturels d’expansion des crues.

 

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Un site du projet BELIVE sur la commune de Mondragon (Vaucluse), au lieu-dit l’île Vieille

 

Damien D’Eaubonne, chargé d’affaires techniques, pôle végétation environnement tiers, Centre de Maintenance de Marseille : Le résultat de ces 2 années nous montre que le pastoralisme et la coupe sélective sont les aménagements les plus prépondérants à la maille régionale. Cela n’a pas empêché la réalisation d’autres types d’aménagements comme l’ensemencement.

Nous travaillons en étroite collaboration avec les différentes parties prenantes et services de l’État, dont la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) et les DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer), en amont des travaux pour prendre en compte et respecter les obligations réglementaires.

 

Où en est le projet en région Méditerranée ?

Gérald Sambardier : La phase de concertation sera aboutie sur l’ensemble des sites pour cette fin d’année. Depuis quelques semaines, les travaux ont commencé pour le GMR Cévennes. Concernant le GMR Côte d’Azur, nous attendons d’avoir des conditions météorologiques plus favorables pour réaliser entre autres des opérations d’ensemencement. Enfin, le GMR Provence Alpes du Sud entrera en phase travaux l’année prochaine au regard des contraintes écologiques. L’ensemble des aménagements devraient être terminés en juin 2021, date à laquelle le projet BELIVE prendra fin.

 

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Une future zone dédiée au pâturage sur Valderoure (Alpes-Maritimes) du GMR Côte d’Azur

 

Florent Malique : Je suis fier que ce projet se concrétise après presque 2 ans de concertation avec les différents partenaires (la commune de Mondragon, la communauté de communes Rhône Lez Provence, le Conservatoire des espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Parc naturel régional de Camargue). C’est un vrai plaisir d’assister au premier coup de pioche !

Damien D’Eaubonne : Les retours des acteurs concernés par le projet BELIVE ont été positifs. Nous avons su convaincre les parties prenantes de la valeur ajoutée de cette démarche écologique en échangeant et en travaillant en étroite collaboration avec elles. C’est une grande satisfaction professionnelle et personnelle !