Anticiper pour mieux préserver
Le projet de raccordement de RTE prévoit la création de liaisons sous-marines et souterraines reliant un poste en mer à un poste électrique à Pluvigner. Conscient de l’exceptionnel patrimoine mégalithique breton, RTE a intégré cette dimension dès l’origine du projet, en travaillant avec les services de l’État, la DRAC et l’association « Paysages de Mégalithes ».
Sur plusieurs secteurs concernés par le tracé des futures liaisons souterraines à installer, RTE a anticipé les diagnostics archéologiques afin de connaître les milieux traversés et le cas échéant, de les contourner ou d’adapter ses modes opératoires de travaux afin de garantir leur préservation. Une démarche qui illustre la volonté de RTE d’agir en aménageur responsable dans le cadre de ses projets de création d’infrastructure.
Objectifs et méthodologie du diagnostic archéologique
Les archéologues de l'Inrap ont mené une opération de diagnostic archéologique sur les communes d’Erdeven, Plouharnel et Ploemel, sur prescription de l'État (Drac Bretagne, Service Régional de l'Archéologie). Débuté le 15 septembre, ce diagnostic avait pour objectif de détecter les vestiges archéologiques potentiellement présents sur le tracé de l’infrastructure actuellement à l’étude. Sous forme de sondages ou de prospections pédestres, les investigations de l’Inrap cherchent des traces d’occupations anciennes, à les caractériser et à évaluer leur état de conservation. Cette opération a été réalisée par anticipation, en amont du projet de raccordement de RTE et fera l’objet d’un rapport remis au Service Régional de l'Archéologie. Ce service pourra alors statuer sur la pertinence et la nécessité de réaliser des fouilles complémentaires, en amont du chantier de RTE prévu en 2027, en fonction des résultats.
Une adaptation constante aux enjeux
Le tracé du raccordement de RTE vient couvrir une zone archéologique reconnue, pour la période du Néolithique dont on connaît bien les nombreux monuments mégalithiques récemment classés au patrimoine mondial par l’UNESCO mais également pour les autres périodes. Dans ce contexte, le diagnostic permet d’enrichir la connaissance du patrimoine archéologique, avec un transect d’observation ouvert sur plusieurs communes, depuis le littoral jusque dans les terres, de manière à ajuster si nécessaire le tracé.