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gîtes à chiroptères
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Savoie-Piémont : dans les coulisses d’une installation de gîtes à chiroptères !

Environnement
Interconnexion
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Des pylônes de la ligne à 400 000 volts Albertville – Grande-Ile vont être le refuge de nouveaux occupants ! Dans le cadre des mesures compensatoires liées aux travaux de la future interconnexion Savoie-Piémont, 3 gîtes ont été installés à proximité du site le 15 mars dernier. On vous en dit plus sur cette installation.
Paragraphes

3 gîtes
ont été installés sur les pylônes de la ligne 400 kv Albertville – Grande-Ile, une interconnexion entre la France et l’Italie.

3 gîtes différents ont été installés : un gîte pour les plus grandes espèces de chauves-souris, un autre pour les petites espèces et enfin, un dernier dont la taille de l'entrée est ajustable afin d'offrir plus de possibilités aux futurs occupants et favoriser l'accueil de nos chauve-souris. 


« Ces gîtes peuvent être occupés en toute saison mais surtout au printemps, en été et en automne comme abri diurne », explique Céline Le Barz, écologue. « Ils peuvent abriter jusqu’à 20 individus pour seulement une journée ou pour toute une saison. En hiver, les chauves-souris recherchent des endroits qui ne craignent pas le gel pour hiberner ». 

C’est entre 3 et 6 mètres de haut que ces abris, Made in France fabriqués à Rouen par une association de passionnés, ont été installés par 4 opérateurs de RTE en Savoie avec la présence d’un écologue, le tout, sans couper l’alimentation électrique de la ligne. 

Une date d’installation qui n’a pas été choisie au hasard. Avec les beaux jours, les chauves-souris sortent de leur torpeur hivernale et se déplacent, l’objectif était d’installer les abris avant la fin du mois de mars. 

 

Un choix d’emplacement réfléchi

Une analyse a été réalisée avec un écologue pour définir quel était le meilleur emplacement pour l’installation. 
 

Pierre Rouen
Responsable d'études concertation environnement

Le premier critère pour le choix de l’emplacement, c’est la proximité avec l’endroit où les gites ont été détruits. Habituellement, nous installons ces gîtes dans des arbres mais finalement, les pylônes peuvent aussi être des endroits intéressants !

Céline Le Barz
Ecologue

Quel que soit le support, les gîtes doivent être bien exposés et situés près de lisières (haies, boisements)

Une opération réussie ! La suite ? Un suivi de ces abris pendant 2 ans est prévu par l’écologue pour voir si ces abris ont trouvé preneur. 

Crédit Photo : Alban Pernet