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Savoie-Piémont : un million d’euros en faveur des espaces naturels

Environnement
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Même si le tracé de la liaison électrique souterraine Savoie-Piémont emprunte de nombreuses infrastructures routières, elle traverse malgré tout des milieux naturels où des études et des adaptations de chantiers ont été réalisées.
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Soucieux de s’inscrire dans une démarche environnementale vertueuse, RTE a, dès le début du projet, mandaté l’Association multidisciplinaire des biologistes spécialistes de l’environnement (AMBE) pour piloter des études écologiques visant à recenser les espèces végétales et les habitats d’espèces animales protégés pouvant être impactés par les travaux. C’est ainsi que les emplacements de la tulipe précoce et de l’ornithogale penchée, deux espèces végétales protégées, ont été balisés pendant les travaux.

C’est désormais l’AMBE qui a pris le relai pour assurer le suivi de l’ensemble des zones impactées par les travaux. Ces suivis sont prévus sur 20 ans pour les zones d’habitat naturel qui ont fait l’objet d’actions de renaturalisation, 5 ans pour le suivi de la flore et 3 ans pour la gestion des plantes invasives telles que l’ambroisie ou la renouée du Japon.

« Notre priorité était d’éviter les zones ou d’adapter les travaux pour limiter l’impact sur les habitats naturels », explique Pierre Rouen, concertant RTE pour le projet. « Nous avons par exemple réduit la largeur des pistes d’accès lorsque cela était possible, mené des opérations de pêche préventive ou en privilégié des passages sous les cours d’eau plutôt qu’en tranchée. Toutes les zones n’ayant pas pu être contournées, nous avons conformément à la réglementation et à l’arrêté préfectoral de 2016, lancés des mesures compensatoires ». RTE s’est ainsi engagé à acquérir 44 ha de terrains (en dehors des zones de développement économiques) qui seront rétrocédés au Conservatoire d’Espaces Naturels de Savoie. Ce dernier en assurera le plan de gestion sur 20 ans et le suivi.

20 ans
de suivi pour les zones d’habitat naturel qui ont fait l’objet d’actions de renaturalisation
5 ans
de suivi pour la flore
3 ans
de suivi pour la gestion des plantes invasives

RTE a également prévu l’installation de nichoirs pour les chauves-souris sur la partie basse des pylônes aux abords de la station de conversion à Sainte-Hélène-du-Lac (73). Cette action sera réalisée avec un spécialiste des chiroptères, et son pilotage et son suivi seront assurés par les services de maintenance de RTE.

Au total, c’est près d’un million d’euros qui a été investi par RTE en faveur de l’environnement.