Si l’électricité est disponible 24 heures sur 24 partout sur le territoire, c’est grâce aux entreprises des réseaux électriques. Engagées dans la transition énergétique et la décarbonation, ces entreprises assurent le transport et la distribution du courant, les prestations de services et les chantiers nécessaires au bon fonctionnement des réseaux.

Réalisé en collaboration avec RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, ce nouveau numéro de la collection « Zoom sur les métiers » convie les jeunes et leur famille à découvrir ce secteur qui recrute.  Il est aussi un support pour l’exploration du monde professionnel à l’usage des équipes éducatives.

S’appuyant sur des témoignages de professionnels, ce numéro montre la réalité des métiers, et met en lumière les parcours de formation et les possibilités d’évolution de carrière.

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Un panorama synthétique de la filière des réseaux électriques

Traités sous forme d’infographies, les éléments essentiels de la filière sont abordés : l’acheminement de l’électricité jusqu’aux consommateurs (industriels, PME-PMI, foyers), les 4 domaines d’application (fabrication de matériels, construction des réseaux, transport et distribution de l’électricité), les 3 métiers les plus recherchés (monteur/monteuse de réseaux électriques, technicien/technicienne de maintenance, chef/cheffe de chantier), l’innovation avec notamment l’utilisation de drones et de capteurs intelligents pour optimiser la maintenance et la collecte de données sur les postes électriques… 

Des chiffres-clés permettent de mesurer l’importance des recrutements à venir : entre 8 000 et 12 000 par an d’ici 2030.

Des métiers incarnés

Quoi de mieux pour avoir une approche concrète des métiers que de donner la parole à celles et ceux qui les exercent. Ce sont ainsi 20 hommes et femmes qui ont accepté de parler de leur métier, d’évoquer leur parcours de formation, et de partager leurs motivations.

  • Chloé, technicienne contremaître de maintenance, assure l’entretien et la réparation des différents équipements (disjoncteurs, transformateurs…) présents dans les postes électriques. À cela s’ajoute les urgences : un arbre tombé sur un poste ou un transformateur qui risque de créer une panne…

Son parcours professionnel démontre que l’on peut évoluer rapidement. 

« Recrutée chez RTE après mon apprentissage et l’obtention de mon BUT génie électrique et informatique industrielle, j’ai bénéficié de la promotion interne. Dès mon entrée, j’ai suivi plusieurs stages. J’ai passé plusieurs habilitations électriques. Petit à petit, j’ai appris les gestes du métier et je suis devenue spécialiste en maintenance des postes de transformation électrique. En seulement 4 ans, j’ai évolué vers des fonctions de coordinatrice, puis de manager. Aujourd’hui, je me prépare à devenir formatrice. »

  • Frédéric, conducteur de travaux, revient sur son parcours professionnel et sa montée en compétences au fil des années. Lui qui a débuté comme électricien en intérim, puis a progressé successivement sur des postes de monteur électricien, chef d’équipe, chef de chantier, est désormais l’homme-orchestre de chantiers de haute tension.

Son quotidien ? Chiffrer des projets, organiser des chantiers, faire le planning des équipes, acheter des matériels, acheminer des engins, suivre l‘avancement des travaux, trouer des solutions en cas d’imprévus, s’assurer du respect des normes de sécurité… Et ce, dans toute la France.

« J’ai toujours 3 à 5 chantiers en simultané. Aujourd’hui, je suis à Romainville, en Ile-de-France, pour installer des câbles synthétiques et changer tous les équipements du poste électrique. Demain, je serai dans l’Orne, en Normandie, pour ajouter un transformateur de 225 000 volts au poste existant. »

  • Farès, technicien d’exploitation, ne se destinait pas à ce métier. Désorienté après son échec à un bac général, il a su rebondir grâce à un ami qui l’a informé des possibilités de formation en alternance chez son employeur actuel.

« J’ai postulé et j’ai pu suivre un bac professionnel Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés. J’ai poursuivi en BTS électrotechnique, toujours en alternance. Une fois ce diplôme obtenu, j’ai été embauché en CDI. »

Sur des arrondissements de l’ouest parisien, Farès et son coéquipier garantissent le bon fonctionnement du réseau public d’électricité, en assurant le dépannage, l’entretien et la modernisation de câbles souterrains. Et, une semaine par moi, il fait partie de l’équipe d’astreinte. « 24h sur 24 et 7 jours sur 7, nous intervenons pour rétablir le courant après une panne ou une coupure. »

  • Claire, référente biodiversité terrestre chez RTE, s’intéresse depuis longtemps à l’environnement. Dans son école d’ingénieurs, elle avait aussi des cours sur le climat et l’environnement, qui l’on fait cheminer vers son poste actuel. Sa mission aujourd’hui ? Émettre des recommandations et proposer des solutions pour protéger les oiseaux qui évoluent autour des lignes électriques aériennes.

« Je peux, par exemple, demander le report de travaux de maintenance pour qu’un couple de balbuzards pêcheurs ne soit pas dérangé en pleine nidification. Il m’arrive aussi de planifier la pose de balises sur les câbles électriques pour éviter que les oiseaux n’entrent en collision avec les lignes aériennes et ne s’électrocutent. Au quotidien, je travaille avec des associations comme la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), des gestionnaires de parcs naturels, et des services internes de RTE »

Elle apprécie particulièrement la diversité de son métier : sorties sur le terrain avec la LPO, participation à des études scientifiques, visite des chantiers…

  • Pour Noah, le déclic s’est produit lors de son stage en classe de 3ᵉ. « J’ai su ce que je voulais faire plus tard : monteur de réseaux électriques ». Après un bac technologique STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable), il a obtenu une mention complémentaire effectuée en alternance dans l’entreprise où il fut stagiaire en 3 et y a été embauché.

Aujourd’hui Noah se déplace chez les clients, les particuliers et les entreprises, pour les raccorder au réseau public de distribution de l’électricité et rétablir le courant en cas de problème. Il est d’astreinte une semaine par moi et peut donc être appelé à tout moment.

« L’intervention peut durer 1 heure ou davantage, si, à la suite d’une inondation ou d’une tempête, des câbles ont été arrachés. En cas d’incendie, les pompiers nous demandent de couper le courant. »

À chacun et chacune son parcours de formation

Depuis le bac professionnel jusqu’à bac+5 (écoles d’ingénieurs, master…), il existe une large palette de formations menant aux différents métiers des réseaux électriques.

Certaines fonctions sont accessibles dès le niveau bac, en particulier dans la maintenance et l’exploitation, qui concentrent la majorité des emplois. Un bac professionnel est requis pour exercer les métiers de monteur/ monteuse de réseaux électriques. Un diplôme à bac+2 ou bac+3 permet d’accéder à un premier niveau de responsabilités. Quant aux titulaires d’un bac+5, ils pourront occuper des postes de chef/cheffe de projet ou d’ingénieur/ingénieure pour concevoir de nouveaux équipements, développer ou renouveler des infrastructures, améliorer les process…

Pour s’y retrouver dans l’offre de formation et construire son parcours de formation, des enseignants et des recruteurs donnent, dans ce numéro, des éclairages précieux.