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Le schéma décennal de développement du réseau 

Institutionnel
Transition énergétique
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Le schéma décennal de développement du réseau (SDDR) est un plan – programme national. Il a pour but de garantir que le réseau public de transport d’électricité est adapté aux objectifs de politique énergétique fixés par l’État et que son développement ne constitue pas un frein à l’atteinte de ces objectifs.


Son élaboration fait partie des missions légales de RTE, dont le cadre est défini par l’article 51 de la directive européenne « marché intérieur de l’électricité » transposé à l’article L. 321-6 du code de l’énergie et par les articles L. 121- 8 et R. 122-17 du code de l’environnement.


La dernière édition du SDDR de RTE date de 2019. Depuis cette date, l’État a redéfini l’orientation de sa politique énergétique : relance du nucléaire, accélération des renouvelables en mettant l’accentsur l’éolien en mer et le solaire, priorité à la réindustrialisation via le développement de zones industrielles bas-carbone. Ces orientations visent à renforcer la souveraineté énergétique du pays en réduisant sa dépendance aux énergies fossiles importées, en développant sa capacité de production d’électricité décarbonée et en relocalisant sur le territoire des composants clés de la chaîne de valeur pour les technologies d’avenir.


Le réseau est au coeur de cette transformation. La nouvelle édition du SDDR doit tirer les conséquences des nouvelles orientations de politique énergétique, et proposer une stratégie réseau séquencée dans le temps, chiffrée sur le plan économique et évaluée sur le plan environnemental.


À ce stade, RTE a progressé dans les études techniques nécessaires à l’élaboration du SDDR et dégagé plusieurs objectifs centraux :

  1. la planification industrielle, temporelle et territoriale d’un programme de raccordementsans précédent depuis la création de RTE ;
  2. la programmation des modifications nécessaires de la « colonne vertébrale » du réseau français que constitue le réseau à très haute tension. Avant 2030, elle sera renforcée pour électrifier et accueillir de nouvelles industries dans les zones industrialo-portuaires ; le SDDR doit planifier l’étape suivante pour continuer à répondre aux enjeux de décarbonation et de réindustrialisation du pays ;
  3. la définition d’un programme de renouvellement des infrastructures qui répond à l’impératif d’adaptation au changement climatique et tient compte de l’âge moyen du réseau (plus de 20 % des lignes aériennes ont 70 ans).

 

Le dispositif de concertation


La consultation publique est composée de trois documents :

  • Le document A synthétise les principaux enjeux et les premières analyses techniques. Il présente les sujets, notamment en matière de maîtrise industrielle, qui doivent être approfondis pour être en mesure de proposer une stratégie réseau crédible.
  • Le document B porte sur les études réalisées dans le SDDR. En particulier, il met en débat sur les propositions d’hypothèses de localisation des études de réseau, les solutions techniques étudiées et le périmètre des analyses techniques, économiques et environnementales.
    Les réponses au document B seront utilisées par RTE pour consolider les études techniques, économiques et environnementales, identifier les dynamiques territoriales et être en mesure de dégager des priorités dans les besoins de développement du réseau en fonction des différentes configurations étudiées.
  • Le document C porte sur les questions de nature industrielle (priorisation des investissements, sécurisation des approvisionnements, développement des compétences) et de mise en oeuvre opérationnelle (aménagement du territoire, cadre contractuel, dimensionnement du réseau). 
    C’est une nouveauté pour cette consultation publique. Elle est justifiée par le contexte de forte croissance des investissements dans l’ensemble des composants du système électrique (consommation – flexibilités – production – réseaux).
    Les réponses au document C seront utilisées par RTE pour affiner les trajectoires issues des études technico-économiques et construire la trajectoire dite industrielle.


La liste complète des questions est également disponible.

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Infographie - Documents de la concertation du scchéma de développement du réseau 2024

 


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Date de publication : 14 mars 2024
Date limite de réponse : 30 avril 2024 inclus

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La publication du SDDR fait partie des responsabilités confiées à RTE par la loi, au même titre que les autres documents établis par l’entreprise portant sur les tendances et prospectives. Les pouvoirs publics doivent en effet pouvoir s’appuyer dessus et en faire un vecteur de déclinaison opérationnelle de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE).

 

Un SDDR repensé pour 2021-2035

Dans le cadre de la refonte de ses scénarios entamée en 2017, RTE a présenté en 2019 un nouveau Schéma décennal de développement du réseau entièrement repensé. Il se veut le pendant du Bilan prévisionnel et permet plusieurs avancées.


Tout d’abord, le nouveau SDDR est le résultat d’un travail comprenant une large concertation publique effectuée en 2018. Par ailleurs, en phase avec le cadrage général de la PPE et avec les scénarios du Bilan prévisionnel 2017, il retient un horizon de 15 ans (période 2021-2035), au lieu de 10 précédemment.

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Comment est élaboré le schéma décennal de développement du réseau (SDDR)

Il reprend en outre les principes méthodologiques du Bilan prévisionnel : il adopte une approche multi-scénarios avec des hypothèses explicitées, articule des trajectoires financières détaillées et intègre de nombreuses variantes (consommation, géographie du développement des EnR, de l’évolution du parc nucléaire, etc.). Tout ceci permet à ce document de présenter l’évolution de l’ensemble des enjeux concernant le réseau de transport (industriels, sociétaux, environnementaux et financiers).

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Les étapes du schéma décennal de développement du réseau (SDDR)

 

Une évaluation environnementale stratégique

En cohérence avec ses engagements environnementaux et sociétaux, RTE a souhaité réaliser une évaluation environnementale stratégique du schéma décennal. Cette évaluation a pour objet d’apprécier les incidences possibles sur l’environnement des évolutions du réseau de transport d’électricité à l’horizon 2035.


Cette même démarche a au préalable alimenté la construction du SDDR dans lequel les enjeux environnementaux ont été intégrés dès sa conception. La publication additionnelle d’une évaluation environnementale stratégique permet désormais une bonne information et appropriation de ces enjeux par toutes les parties prenantes et le grand public.


Ce rapport d’évaluation disponible ci-dessous a été réalisé par le cabinet indépendant I Care et transmis à l’Autorité environnementale du CGEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable) pour avis avant d’être soumis à la consultation du public. 


Lire le rapport d'évaluation environnemental 2019 - Résumé non technique

Lire le rapport d'évaluation environnemental 2019 - Résumé complet

Que contient le SSDR ?


Le SDDR 2019 est scindé en trois parties : cinq chapitres industriels, deux chapitres « bilan » et cinq chapitres transverses.

 

5 chapitres industriels 2 chapitres "bilan" 5 chapitres transverses
Renouvellement Visions régionales Solutions flexibles
Adaptations Trajectoires complètes Localisation des énergies renouvelables
Ossature numérique   Autoconsommation
Interconnexions   Incertitudes
Réseau en mer   Environnement

 

Les chapitres industriels reprennent les cinq recommandations de la PPE sur la nécessité d’orchestrer la première transformation d’ampleur du réseau depuis les années 1980 :

  1. Entamer le premier renouvellement du réseau depuis sa création et être en situation d’ici 2030 d’augmenter significativement l’effort (de l’ordre de +30 %).
  2. Adapter le réseau au nouveau mix : pouvoir traiter de nouveaux flux par l’augmentation de la capacité des lignes actuelles, la construction de nouvelles, ou la dépose des lignes dont l’utilité serait moindre.
  3. Poursuivre et adapter l’ossature numérique du réseau tout en renforçant les exigences de cyber sécurité et en permettant aux nouvelles technologies de réduire le besoin de nouvelles lignes.
  4. Doubler en 15 ans la capacité d’interconnexion de la France, pour tirer le meilleur parti des différences de consommation et de production en Europe et parvenir à un mix équilibré et soutenable économiquement à l’horizon 2035.
  5. Construire un réseau de raccordement des énergies marines.


Viennent ensuite deux chapitres « bilan » contentant les projets à moyen terme, les visions régionales et les trajectoires financières, puis cinq chapitres transverses. Ces derniers apportent des éclairages spécifiques et des analyses de sensibilité (sur les flexibilités, les incertitudes, les enjeux de localisation des énergies renouvelables, le développement de l’autoconsommation ou encore les enjeux environnementaux).

Une synthèse des principaux enjeux

À l’issue du rapport complet découpé selon les chapitres indiqués ci-dessus, le document de synthèse du SDDR restitue ses principaux enjeux selon trois axes. Ceux-ci correspondent aux trois types de défis posés par la transformation du réseau :

  • Un axe sociétal et environnemental qui décrit les actions mises en œuvre et les options envisagées, en retenant une approche environnementale globale (comprenant la réduction de l’usage des ressources et la régénération des milieux naturels) et sociétale (par le recours plus fréquent au souterrain).
  • Un axe industriel portant sur l’identification et la préparation des principaux chantiers pour l’évolution du réseau au cours des quinze prochaines années.
  • Un axe économique qui vise d’une part à synthétiser les dépenses nécessaires pour assurer la transformation du réseau au regard des enjeux de la transition énergétique, et d’autre part à identifier les leviers d’économies pour assurer la capacité à financer les investissements et maîtriser le coût du système électrique.