L’État s’est fixé l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Cela implique une réduction massive des émissions de CO₂, la sortie des énergies fossiles et l’accélération de l’électrification des usages (industrie, transports, bâtiment), ce qui entraînera une forte hausse de la demande en électricité. Le défi est donc de produire davantage d’électricité décarbonée, qu’elle soit nucléaire ou renouvelable. Dans ce contexte, la place des énergies marines renouvelables devient centrale : sont elles incontournables pour atteindre cet objectif national ?
Image
Parc éolien en mer

Nous avons besoin de l’ensemble des énergies renouvelables

Toutes les énergies renouvelables (EnR) devront être mobilisées pour atteindre la neutralité carbone en France, y compris les énergies marines renouvelables (EMR), comme l’éolien en mer posé et flottant.

Dans nos études (PDF - 3,2 Mo), nous avons défini six scénarios de trajectoire pour 2050. Aucun d'entre eux n’envisage de se passer des EMR, avec entre 22 et 62 GW de capacités installées prévus. En 2050, l’éolien en mer représenterait ainsi une part significative du mix électrique français (allant de 12 % dans le scénario N03 qui prévoit le moins d’EnR, jusqu’à 31 % dans le scénario M0 avec un mix 100 % renouvelable). Il serait complémentaire au nucléaire et aux autres énergies renouvelables.

Dans sa Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), l’État prévoit 15 GW de puissance éolienne en mer installée en 2035 et 18 GW en 2037. Ces objectifs sont cohérents avec les trajectoires retenues dans notre Bilan prévisionnel 2025, qui anticipe entre 7 et 15 GW de capacités installées à l’horizon 2035.

Image
Graphique du mix énergétique de 2 scénarios de neutralité carbone 2050 (transcription ci-après)

Pourquoi l’éolien en mer ?

Cette énergie a un grand potentiel de production d’électricité en France métropolitaine : après le Royaume-Uni, nous bénéficions du 2ᵉ gisement d’éolien en mer en Europe.

Image
Carte des emplacements des éoliens en mer en France (transcription ci-après)

Comme les éoliennes terrestres, les éoliennes en mer tournent quand il y a du vent mais de manière plus régulière : les vents au large sont beaucoup plus puissants et stables, et les installations, plus grandes.

Le facteur de charge, qui mesure le rapport entre l’énergie effectivement produite et celle qui serait générée si l’installation fonctionnait en permanence à pleine puissance, est plus élevé en mer qu’à terre. En France, il est estimé entre 40 % et 42 % pour l’éolien en mer, contre 26 % à 28 % pour les éoliennes terrestres les plus récentes à l’horizon 2050.

Ce meilleur facteur de charge permet à l’éolien en mer de produire beaucoup d’électricité sur une surface relativement limitée, ce qui en fait un levier clé pour la décarbonation du système électrique.

Image
Schéma du facteur de charge : 26 % proviennent des éoliennes terrestres et environ 40 %, des éoliennes en mer

Qui décide de l'implantation des parcs éoliens en mer ?

L’État détermine les zones propices à l’installation de parcs éoliens en mer et attribue par appels d’offres à des producteurs la mission de les construire. La planification maritime (documents stratégiques de façade, débats publics, concertations) prend davantage en compte les enjeux de biodiversité, de pêche, de défense, de paysage et d’usages multiples de la mer.

En tant qu’opérateur industriel de la transition énergétique en mer, nous sommes chargés de raccorder l’ensemble des parcs éoliens en mer au réseau terrestre. Nous prévoyons d’investir environ 8 milliards d’euros d’ici 2035 pour le raccordement d’éoliennes offshore.

Sommes-nous sur la bonne trajectoire ?

En 2026, la France compte neuf parcs éoliens raccordés : six parcs posés et trois parcs pilotes flottants, soit 3 GW répartis sur l’ensemble des façades maritimes. De nouveaux parcs seront raccordés au réseau dans les prochaines années, dont les premiers parcs éoliens commerciaux flottants (en Bretagne Sud et Méditerranée).

Selon la PPE 3, une accélération durable du développement de l’éolien en mer est indispensable pour pouvoir atteindre l’objectif de la neutralité carbone en 2050. Son rôle dans le mix électrique français sera donc de premier plan.


Vidéo - Dis pourquoi - Pourquoi construit-on des parcs éoliens en mer ? (1:39)

Cette vidéo explore les raisons pour lesquelles l’éolien en mer devient un pilier essentiel pour la transition énergétique en France et comment il contribue à l’atteinte de la neutralité carbone.

Image
Pourquoi construit-on des parcs éoliens en mer ?

Lire la transcription de la vidéo - Dis pourquoi - Pourquoi construit-on des parcs éoliens en mer ?


Vidéo - Dis pourquoi - Pourquoi construit-on des parcs éoliens flottants ? (1:27)

Alors que les éoliennes en mer classiques sont déjà en développement, les parcs flottants pourraient être la solution pour exploiter de nouvelles zones maritimes. Découvrez pourquoi cette technologie devient de plus en plus importante dans les projets d’énergie marine.

Image
Pourquoi construit-on des parcs éoliens flottants ?

Je continue ma lecture

Toute la thématique