Ce pylône est le témoin de notre capacité à relier, à fédérer, à construire. Il est le symbole d’un avenir que nous choisissons, ensemble.
Quand le pylône devient un symbole de la transition énergétique
Face aux besoins croissants d’électrification et à l’urgence climatique, nous avons lancé en 2023 un appel à projets afin de concevoir un pylône plus moderne, plus durable et mieux intégré au paysage.
Conçu par NIMOS Design et le groupement Matière, le modèle retenu s’inspire des formes du végétal et réintroduit un lien visuel avec la nature.
Conciliant esthétique, performance environnementale et faisabilité industrielle, il réduit de moitié le bilan carbone par rapport à un pylône classique. Ses atouts techniques en font un nouveau standard pour les décennies à venir :
- – 28 % d’émissions carbone sur l’ensemble du cycle de vie,
- 80 % d’acier recyclé et un béton bas-carbone recyclable,
- une réduction de l’artificialisation des sols (jusqu’à 1 600 m³ d’emprise au sol en moins par kilomètre de ligne),
- une conception simplifiée (200 pièces au lieu de 1 000),
- une durée de vie de cent ans, sans remise en peinture, avec une structure entièrement recyclable.
Ce pylône nouvelle génération a reçu en mars 2026 le label Janus de l’Institut Français du Design, une distinction qui récompense les projets exemplaires fondés sur les « 5 E » : Économie, Esthétique, Ergonomie, Éthique et Émotion.
Un rôle indispensable dans le réseau électrique
Plus qu’un simple support, le pylône soutient les câbles qui transportent l’électricité sur des centaines de kilomètres, jusqu’à 400 000 volts. Il doit :
- résister aux intempéries,
- limiter son impact sur la biodiversité,
- s’intégrer dans le paysage,
- permettre une maintenance sûre et efficace,
- garantir la sécurité des personnes.
Sa conception conditionne la fiabilité du réseau et la qualité de l’alimentation électrique sur tout le territoire.
À l’avenir, nous sélectionnerons pour chaque projet le pylône répondant le mieux aux besoins et contraintes identifiés, ainsi qu’aux critères techniques requis.
Un siècle d’évolution
Depuis le XIXᵉ siècle, les pylônes accompagnent le développement du pays et incarnent une vision du progrès. Les premiers supports, de simples poteaux en bois, résistaient mal aux intempéries et ont rapidement laissé place à l’acier, plus robuste, mais sensible à la corrosion.
Dans les années 1950, l’essor des lignes à très haute tension transforme le paysage : les pylônes treillis, plus hauts et plus complexes, deviennent la norme. Conçus pour résister au vent, supporter de grandes portées et durer plusieurs décennies, ils s’imposent comme un élément familier du territoire.
Avec le temps, les matériaux et les méthodes évoluent : fibres composites, modélisation numérique, optimisation des structures… Le pylône devient un objet technique de plus en plus performant. Certains modèles, surnommés « chat », « muguet » ou « roseau », inspirent même artistes et designers, qui les transforment parfois en sculptures monumentales.
Colonne vertébrale de notre réseau, le pylône a toujours évolué avec la société qu’il alimente. Le modèle nouvelle génération en est l’expression la plus aboutie : un objet technique qui relie les territoires autant qu’il projette notre ambition énergétique.