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Je suis dispatcher, et vous ?

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Aiguilleur du réseau électrique… What ? 24 h/24 et 7 j/7, près de 200 collaborateurs se relayent. Leur mission ? Piloter la circulation des flux électriques depuis leurs sources de production jusqu’aux zones de consommation. Leurs noms : les dispatchers. Vivez une journée au cœur du courant…
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Les 5 sens en éveil…

Pour assurer l'alimentation électrique, il est nécessaire de surveiller l’état du réseau à chaque instant. Il est également important de respecter les capacités de transit des ouvrages, d’anticiper et d’optimiser les schémas d’exploitation, et enfin de trouver des parades pour se prémunir des conséquences des aléas. Un travail d’organisation certes, mais surtout de réflexion et d’analyse. Et que se passe-t-il lorsqu’un incident survient ?  « Nous devons réalimenter les clients en garantissant la sécurité des biens et des personnes », explique un des membres de l’équipe. « En résumé, nous sommes toujours en alerte, les 5 sens en éveil ». Ereintant et... passionnant !

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Parce que l’électricité ne se stocke pas à grande échelle, les dispatchers doivent assurer l’équilibre instantané entre l’offre et la demande et ajuster en permanence la répartition de l’électricité sur le réseau.

Entrer dans un centre de dispatching, c’est un peu comme entrer dans un vaisseau Start Trek. On entre dans une immense pièce confinée, sécurisée. Un grand écran, des lignes rouges, vertes partout, ça clignote… « C’est ici que nous réalisons toutes les manœuvres de pilotage » explique fièrement un dispatcheur du dispatching régional de St Quentin en Yvelines, en région parisienne. Ce qui ne nous empêche pas de rester connectés avec le monde l’extérieur ». Le dispatcheur, un geek en puissance ? Il faut dire que pour le commun des mortels qui entre ici pour la première fois, le lieu, lui, n’est pas commun ! Des dizaines d’ordinateurs allumés trônent sur les bureaux. Le dispatcheur passe de l’un à l’autre comme une pieuvre déploie ses tentacules, l’oreille collée au téléphone : « C’est vrai, nous passons beaucoup de temps au téléphone à la fois avec nos collègues qui sont sur le terrain, mais aussi avec les producteurs et nos clients distributeurs, ou industriels. En amont, nous travaillons avec les prévisionnistes qui définissent un premier schéma d’exploitation. C’est-à-dire une 1ère manière de piloter le réseau à partir des prévisions de consommation, de production, et l’identification des lignes mises hors service pour cause de maintenance… ».

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Aujourd’hui, après quelques heures de calme, une période plutôt intense survient. Et là le tournis nous gagne ! L’activité est en fait toujours très variable. Le dispatcher lui, doit avoir les réflexes bien affutés. Sous la conduite de son chef d’équipe! Car en cas d’aléas sur le réseau, il doit prendre la meilleure décision possible et la mettre en œuvre aussitôt.

 

Dispatcher : un savoir-être

Sang-froid, réactivité, adaptabilité, gestion de l’information, écoute, gestion du stress… les qualités humaines d’un dispatcher sont multiples. Reste qu’il lui faut conjuguer calme et réactivité. Heureusement, l’entraide semble de mise, favorisant la transparence et le partage d’expérience. Ainsi, un dispatcheur débutant travaille en duo avec un autre dispatcheur plus expérimenté. Une synergie de travail nécessaire pour faire évoluer l’exploitation du système électrique et coordonner les activités. Un métier vraiment au cœur du système électrique, là où tout se joue ?
Au total chez RTE, plus de 200 aiguilleurs de l’électricité se relayent 24h/24 et 7j/7.

 

Le saviez-vous ?
La formation des dispatchers dure en moyenne 8 mois. Sous la responsabilité d’un chef d’équipe,
les dispatchers veillent sur le réseau de transport régional ou national, par tranche de 7 à 12 heures.