Acteur central d’un système électrique largement décarboné, RTE participe directement à la transition énergétique. Nous agissons en outre pour réduire l’impact de nos activités et moderniser le réseau en l’adaptant au changement climatique, avec quatre exigences : mesurer, agir, rendre compte, progresser.
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Pylone RTE et coucher de soleil - Crédit Guillaume Verduron vignette

Chaque jour, nous contribuons à travers nos missions au remplacement des énergies fossiles, qui laissent la place aux énergies renouvelables et au nucléaire de dernière génération. Pour déployer cette mutation en toute cohérence, nous agissons aussi sur notre empreinte environnementale et nous investissons pour adapter les infrastructures, en toute transparence.

Nous réduisons notre empreinte carbone

RTE publie chaque année son bilan carbone complet dans l’état de durabilité de son rapport de gestion. Notre empreinte carbone s’établit pour l’année 2025 à 1006 kilotonnes équivalent CO₂, répartis entre :

  • nos émissions directes pour 10 % (correspondant au scope 1, constitué à 88 % par les rejets du gaz SF6) ;
  • nos émissions indirectes liées à ses consommations d’énergie pour 24 % (correspondant au scope 2, constituée à plus de 99 % par la couverture des pertes électriques du réseau) ;
  • et les émissions liées à sa chaîne de valeur pour 66 % (correspondant au scope 3, constitué notamment par les achats de matériels de réseau ainsi que les achats de prestations chantiers de pose et d’entretien du réseau).

Entre 2018 et 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du scope 1 ont diminué de 36 %, celles du scope 2 de 45 %. Voici comment.

  • Nous limitons les rejets de gaz industriels utilisés pour isoler les équipements électriques. L’hexafluorure de soufre (SF6) constitue la principale source de nos émissions directes. Grâce à une politique de réduction très engagée, ces émissions ont diminué de 37 % entre 2018 et 2025. 

Limiter les émissions de SF6, un enjeu central pour RTE

Le SF6 est un gaz aux propriétés isolantes exceptionnelles, utilisé pour les matériels électriques haute tension. Ce gaz a toutefois un fort potentiel de réchauffement de l’atmosphère. En 2025, les émissions de SF6 atteignent un niveau de 3,7 tonnes, en deçà du plafond annuel fixé. Ce bon résultat tient au faible nombre d'avaries sur les installations. Il s’explique aussi par plusieurs actions fortes :

  • le remplacement par anticipation des postes électriques sous enveloppe métallique les plus fuyards ;
  • un programme renforcé de maintenance et de colmatage curatif mais aussi préventif ;
  • le déploiement progressif de technologies alternatives au SF6 au fur et à mesure de leur mise à disposition sur le marché par les fournisseurs de matériels.
  • Nous limitons au maximum la consommation d’énergie du réseau, c’est-à-dire les pertes électriques. Lors de son transport, l’électricité subit des pertes, par dissipation de chaleur. Les leviers principaux pour les réduire significativement ne sont pas du ressort de RTE. Les pertes dépendent en effet principalement du niveau et de la localisation de la consommation, des plans de production, des volumes d’échanges avec les pays voisins… Nous nous attachons toutefois à adapter en permanence nos schémas d’exploitation pour minimiser celles-ci. Nous utilisons également un prix interne du carbone pour nos décisions de développement de réseau, afin de privilégier les solutions d’ingénierie conduisant aux pertes électriques les plus faibles.
    Entre 2018 et 2025, avec l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la France, et les efforts constants de RTE, les émissions liées aux pertes ont diminué de 45 %. Une baisse qui devrait se poursuivre si le mix continue à se décarboner significativement.
  • Nous veillons à l’optimisation énergétique des bâtiments. Avec une nouvelle baisse de 14 % depuis 2022, RTE affiche en 2025 une réduction globale de 55 % de ses consommations énergétiques tertiaires depuis 2008. Maîtrise de la consommation, électrification des systèmes de chauffage, rénovation énergétique sont autant de moyens employés pour atteindre ce résultat, comme en témoigne notre siège à La Défense (labellisé HQE Excellent).
  • Nous encourageons les mobilités douces et le télétravail. Chez RTE, les émissions liées aux déplacements professionnels continuent de diminuer alors que les effectifs augmentent. C’est le résultat d’actions de fond : forfait mobilité durable, télétravail, électrification de la flotte automobile et politique de déplacement orientée sur le transport ferroviaire plutôt qu’aérien.
  • Nous déployons notre plan d’économie circulaire visant à maîtriser les émissions de nos consommations de matière première en activant le réemploi des matériels, le recyclage des métaux (essentiellement acier, aluminium, cuivre) et la production de béton bas carbone. 

Des collaborateurs qui se déplacent mieux et moins

Nous avons lancé dès 2011 un plan mobilité afin de permettre à nos salariés de « mieux et moins se déplacer », pour leurs trajets professionnels comme pour les liaisons domicile-travail. RTE a par ailleurs été :

  • l’une des premières entreprises françaises à mettre en place des indemnités kilométriques vélo (en 2016) ;
  • puis le forfait mobilité durable (en 2020), permettant ainsi un recul progressif de la part de la voiture individuelle thermique dans les trajets domicile-travail, surtout dans les grandes villes.

Nous adaptons nos infrastructures au changement climatique  

Le climat évolue rapidement. Pour garantir la sûreté et la résilience du système électrique, RTE lance une transformation profonde de son réseau, l’une des plus importantes jamais engagées. Le Schéma de développement du réseau 2025 (SDDR) oriente ainsi des investissements majeurs pour adapter le réseau à un climat de +4°C en 2100.

  • Nous identifions les vulnérabilités. En 2025, 37 % des ouvrages aériens ont été exposés au risque thermique et le changement climatique accentue leur exposition aux vagues de chaleur plus longues. Aussi nous identifions et priorisons les infrastructures les plus vulnérables. Le SDDR 2025 prévoit par exemple de cartographier plus précisément les lignes les plus sensibles aux fortes chaleurs par des campagnes de détection par technologie laser (LIDAR). Les postes électriques exposés aux inondations par débordement et submersion marine ont également été identifiés, à la suite d’une collaboration avec la Caisse centrale de réassurance.
  • Nous renforçons et modernisons les ouvrages, en intégrant de nouveaux dimensionnements pour que les ouvrages neufs et renouvelés soient adaptés au changement climatique. Le SDDR 2025 prévoit de remplacer environ un quart des lignes aériennes terrestres d’ici 2040 (23 500 km de lignes et 85 000 pylônes), avec des pylônes et câbles conçus pour résister aux aléas climatiques et aux températures plus élevées. L’ambition : faire que 80 % du réseau soit résilient en 2040.
  • Nous adaptons notre maintenance et notre exploitation du réseau pour tenir compte du changement climatique. La réussite de la stratégie nécessite de continuer à adapter la maintenance du réseau et l’exploitation du système électrique pour tenir compte des perspectives sur l’âge du réseau et sur l’évolution des phénomènes climatiques. Au cours des prochaines années, les moyens associés à la maintenance du réseau seront augmentés en conséquence (+25 % sur 2024-2028 par rapport aux quatre années précédentes).

Nous partageons nos actions et résultats  

La publication régulière de nos résultats s’inscrit dans notre démarche d’amélioration continue et de transparence.

  • Nous mesurons nos émissions et suivons nos trajectoires de réduction. RTE fait figure de pionnier, à cet égard. Nous évaluons nos émissions de manière volontaire depuis 2008 et avons mis en place dès 2023 notre premier plan de transition à 2026 avant même qu’il ne soit rendu obligatoire par la directive européenne CSRD. Dans notre rapport de gestion 2025, nous allons plus loin en publiant notre plan de transition étendu à l’horizon 2030.
  • Nous publions notre stratégie d’adaptation au changement climatique dans le SDDR, et publions chaque année — dans le rapport de durabilité — les montants investis dans l’adaptation au changement climatique.
  • Nous publions nos résultats régulièrement. Depuis 2008 et jusqu’en 2022, nous publiions notre bilan des 3 scopes tous les quatre ans sur le site de l’Ademe. Nous le faisons désormais chaque année dans l’état de durabilité de notre rapport de gestion assorti du suivi de notre plan de transition (Les rapports de gestion de compte et gouvernance d'entreprise).

Le bilan 2025 montre une baisse globale des émissions des scopes 1 et 2 de 43 % par rapport à 2018. Le plan de transition anticipe, lui, une augmentation des émissions sur le scope 3.

Cette augmentation nécessaire est liée aux transformations du réseau pour l’adapter au changement climatique et poursuivre l’électrification du système énergétique français, à laquelle nous contribuons chaque jour.

D’après le rapport Futurs Énergétiques 2050, ce processus d’électrification entre 2030 et 2050 permettra ainsi d’éviter des émissions représentant 60 à 150 millions de tonnes équivalent CO₂ évitées par an (soit 16 à 41 % de la totalité des émissions françaises actuelles).