Le schéma de développement du réseau (SDDR)
Infrastructure essentielle pour le pays, le réseau de transport d’électricité est le trait d’union entre les sources de production et l’ensemble des consommateurs d’électricité. Le réseau actuel est composé de lignes électriques très puissantes (400 000 volts) et de lignes de niveaux de tensions inférieurs.
La France s’est fixée des objectifs ambitieux de décarbonation de son économie et de réindustrialisation qui doivent porter la part de l’électricité à plus de 50 % dans notre mix énergétique en 2050 (contre à peine plus de 25 % aujourd’hui). Pour y parvenir, il est nécessaire de renforcer le réseau. À travers ce plan stratégique d’investissements à l’horizon 2040 (SDDR), RTE propose une stratégie priorisée, optimisée et cadencée dans le temps pour mener à bien les transformations du réseau haute et très haute tension dans les quinze prochaines années.
Vidéo : Orientations de la stratégie de transformation du réseau de transport d’électricité à l’horizon 2040 (01:15)
RTE a d’abord organisé une concertation avec l’ensemble des parties prenantes, puis une consultation publique, afin de :
- Partager les premières analyses menées pour le SDDR.
- Recueillir l’avis des parties prenantes sur les paramètres structurants du schéma.
- Consolider les études techniques, économiques et environnementales à réaliser.
Les nombreuses contributions, en grande partie issues des collectivités et des aménageurs locaux, ont permis d’identifier les dynamiques territoriales émergentes et les conditions de réussite industrielle. Cette consultation a contribué à élaborer les grandes orientations du SDDR, publiées le 13 février 2025.
Conformément au cadre législatif et réglementaire en vigueur, ces orientations font l’objet d’une saisine de :
- La Commission de régulation de l’énergie (CRE)
- La Commission nationale du débat public (CNDP)
- L’Autorité environnementale (Ae)
- L’État
Du 4 septembre 2025 au 14 janvier 2026, la CNDP a organisé un débat public sur les grandes orientations du SDDR. RTE a ainsi pu associer le grand public aux enjeux liés au développement du réseau et recueillir son avis.
À l’issue d’une consultation des parties prenantes, la CRE a publié en février 2026 sa délibération portant sur l’examen du SDDR.
Après avoir reçu l’ensemble des avis, RTE publiera une version définitive de son plan d’investissements pour 2040, qui constituera sa stratégie de référence. Dans la perspective de l’électrification et de la réindustrialisation de l’économie, le réseau de transport d’électricité est un véritable outil d’aménagement du territoire et de développement économique.
Trois grands piliers pour un réseau performant et adapté à la décarbonation du pays
Le plan stratégique d’investissements s’articule autour de trois grands piliers stratégiques.
1. Renouveler et adapter le réseau au changement climatique, à un climat +4 C en 2100
Ces travaux représentent le principal programme industriel de ce plan. Le réseau de transport d’électricité doit être pour partie renouvelé pour des questions d’âge. Il doit également être adapté pour faire face aux conséquences météorologiques du changement climatique. Au total 23 500 km de lignes, 85 000 pylônes et le système de télécom et contrôle commande seront renouvelés sur l’ensemble du territoire et dans tous les milieux (montagne, campagne, littoral, zones urbaines, etc.) pour un montant de l’ordre de 24 milliards d’euros.
Vidéo : Renouveler le réseau et l’adapter au changement climatique (01:12)
2. Raccorder les nouveaux consommateurs d’électricité et les nouvelles installations de production bas-carbone (renouvelables et nucléaire) pour réussir l’électrification du pays et la réindustrialisation des territoires
La décarbonation de l’industrie, l’accueil de nouveaux consommateurs (usines, datacenters, électrolyseurs) et le développement de moyens de production décarbonés sur l’ensemble du territoire (nucléaire, éolien en mer et renouvelables terrestres) occupent une place majeure dans ce programme industriel.
Le SDDR projette de prioriser les infrastructures du réseau qui permettent de déclencher une électrification de l’économie.
Cette approche concerne, dans un premier temps, les sites industrialo-portuaires de Dunkerque, du Havre et de Fos-sur-Mer pour lesquels le niveau de maturité des projets est suffisant pour déclencher d’ores et déjà les investissements ; puis, sept zones de développement économique (Saint-Avold, Sud Alsace, Vallée de la chimie, Plan-de-campagne, Loire-Estuaire, Sud Île-de-France, Valenciennes) ainsi que d’autres zones issues du dialogue avec les collectivités territoriales, dans lesquelles les travaux seront lancés lorsque le niveau d’engagement des industriels sera avéré.
Du côté de la production d’électricité, le SDDR prévoit le raccordement :
- Des futurs EPR 2, projetés à l’horizon 2040.
- Des énergies renouvelables en mer, en prévoyant la création d’un réseau de transport en mer qui n’existe pas aujourd’hui.
- Des énergies renouvelables terrestres, sur la base des objectifs nationaux fixés par l’État.
Ce pilier représente plus de la moitié des investissements nécessaires, soit 53 milliards d’euros pour des projets mis en service avant 2040.
Vidéo : Raccorder les nouveaux consommateurs et les nouvelles installations de production bas-carbone (01:53)
3. Renforcer le réseau très haute tension pour accueillir des flux d’électricité plus importants et répartis différemment sur le territoire, tout en limitant les congestions.
D’ici 2040, l’enjeu est de faire transiter davantage d’électricité sur le réseau, tout en optimisant son fonctionnement afin d’éviter les congestions que pourraient générer ces nouveaux flux.
Pour cela, outre les travaux déjà engagés à l’horizon 2030, RTE identifie cinq grandes zones géographiques, à l’Ouest, à l’Est et au Sud de la France, dans lesquelles il sera prioritaire de renforcer le réseau très haute tension entre 2030 et 2040.
Afin d’augmenter les capacités techniques de la colonne vertébrale du réseau, RTE met en place une stratégie qui privilégie la transformation des infrastructures existantes ou leur doublement, dans leur tracé actuel.
Les nouvelles lignes très haute tension en dehors des tracés existants seront donc l’exception, et ne concerneront que les zones qui n’en comptent pas aujourd’hui ou dans lesquelles le maillage actuel est insuffisant.
Cette stratégie de renforcement, évaluée à 16,5 milliards d’euros, permet ainsi d’éviter la construction de 30 % de lignes aériennes supplémentaires.
[Vidéo] - Renforcer la colonne vertébrale du réseau haute et très haute tension (02:26)
Un plan d’investissements qui s’adapte aux priorités publiques et au contexte macro-économique
De l’ordre de 100 milliards d’euros sur quinze ans, cette feuille de route industrielle doit permettre de réaliser les transformations nécessaires au fonctionnement du réseau de transport d’électricité, d’accompagner la décarbonation et la réindustrialisation de la France, tout en renforçant sa souveraineté.
Le SDDR inclut des analyses techniques, économiques et environnementales, et identifie la manière dont les différents scénarios et rythmes proposés pour le développement de l’infrastructure impactent ces paramètres. Pour la plupart des thèmes, il est séquencé en plusieurs périodes : jusqu’en 2030, 2030-2035 et 2035-2040.
Il ne conduit pas à engager aujourd’hui l’ensemble des investissements prévus : ceux-ci seront approuvés annuellement par la Commission de régulation de l’énergie.
L’évolution du besoin d’investissements en fonction de l’évolution des priorités publiques et du contexte macro-économique est connue et chiffrée.
Un levier pour la souveraineté qui mobilise le tissu industriel français et européen
Ce plan a pour ambition de maximiser les retombées économiques en France et en Europe.
Au-delà de permettre le développement économique des territoires, en facilitant l’accueil de nouveaux consommateurs (usines, data centers, électrolyseurs, etc.), le développement du réseau de transport d’électricité nécessite d’organiser et de mobiliser une base industrielle manufacturières, majoritairement installée en Europe (câbles, postes en mer, transformateurs, etc.)
RTE a déjà incité plusieurs fournisseurs à investir en France : à l’exemple des Chantiers de l’Atlantique qui fabriqueront à Saint-Nazaire les trois premières plateformes en mer et trois stations de conversions à terre françaises à courant continu, ou encore le câblier italien Prysmian qui développera une nouvelle ligne de production dans son usine de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).
Communiqué de presse - RTE renforce ses approvisionnements stratégiques (PDF - 238 ko)
En outre, dans un contexte de fortes tensions pour la fourniture des matériels nécessaires aux réseaux, RTE a lancé un appel à manifestation d’intérêt auprès des équipementiers en vue d’identifier les conditions pour l’implantation d’une usine de production de câbles sous-marins en France pour couvrir notamment les besoins nationaux ; le pays n’en étant aujourd’hui pas doté.
En matière d’emplois, enfin, la croissance des investissements dans les réseaux de distribution et de transport d’électricité se traduit par de nouveaux débouchés significatifs en France : près de 8 000 à 12 000 emplois supplémentaires pourraient être créés par an d'ici à 2030 à l’échelle de la filière (gestionnaires de réseaux, fournisseurs, prestataires).
À consulter
Vidéo - Plan stratégique pour le développement du réseau de transport d'électricité à l'horizon 2040 (SDDR)
Le schéma décennal de développement du réseau à horizon 2040
Élaboration du SDDR : saisine des autorités et participation du public
Les orientations relatives à la proposition de SDDR 2025 et sa synthèse ont été publiées le 13 février 2025. À cette occasion, RTE a également publié un bilan du SDDR 2019, un bilan de la consultation publique sur les hypothèses du SDDR 2025 et un benchmark réalisé par Compass Lexecon.
La publication de ces orientations a marqué l’entrée du schéma dans sa phase d’examen par les autorités compétentes et de participation du public.
Le processus d’élaboration du SDDR s’inscrit dans un cadre juridique précis, mobilisant plusieurs autorités :
- La Commission nationale du débat public (CNDP) définit et organise les modalités de participation du public. À la suite de la saisine de RTE le 18 décembre, la CNDP a décidé d’organiser un débat public sur le SDDR.
Pour permettre au public de s’approprier les différents enjeux du SDDR, RTE a rédigé un dossier du maître d’ouvrage (PDF - 22 Mo), ainsi qu’une synthèse (PDF - 7,1 M).
Le débat public s’est déroulé du 4 septembre 2025 au 14 janvier 2026.
Le bilan (PDF - 3,5 Mo) et le compte rendu (PDF - 8,41 Mo) du débat public établis par la CNDP ont été publiés le 13 mars 2026. RTE a publié sa décision de poursuite de l’élaboration du SDDR (PDF - 392 ko) et une note d’accompagnement en réponse aux demandes de clarification et aux recommandations formulées par la CPDP (PDF - 650 ko) le 12 juin 2026.
À l’issue du débat, le processus de participation du public se poursuit avec une concertation continue garantie par la CNDP. - La Commission de régulation de l’énergie (CRE) examine le SDDR afin de vérifier que tous les besoins en matière d’investissements sont couverts et de s’assurer de sa cohérence avec le plan de développement du réseau européen (“TYNDP”). Chaque année, elle validera le programme d’investissements de RTE, en vérifiant sa conformité au SDDR.
RTE a saisi la CRE le 1ᵉʳ avril 2025. Après avoir organisé une consultation des parties prenantes (PDF - 1,3 Mo), la CRE a publié le 20 février 2026 sa délibération sur le SDDR 2025 (PDF - 1 Mo). La CRE se montre globalement favorable aux orientations proposées dans le cadre du SDDR et estime que le schéma couvre l’ensemble des besoins en matière d’investissement. Elle émet également une liste de demandes de modification en vue de la publication définitive. - L’Autorité environnementale (Ae) rend un avis sur l’évaluation environnementale stratégique du SDDR et sur la prise en compte des enjeux environnementaux dans le schéma. À la demande de RTE, l’Ae a remis un avis de cadrage préalable (PDF - 2 Mo) sur l’évaluation environnementale stratégique du SDDR le 12 juin 2025.
Une fois saisie par RTE, l’Ae dispose de trois mois pour rendre son avis. - L’État s’assure de la compatibilité du schéma avec les grandes orientations de la politique énergétique française, notamment la stratégie nationale bas-carbone (SNBC), la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et les schémas régionaux de raccordement des énergies renouvelables (S3REnR). RTE a saisi l’État le 17 mars 2025.
Après avoir reçu l’ensemble des avis, une participation du public par voie électronique (PPVE) sera organisée sur une version finalisée du SDDR.
À l’issue de cette dernière phase de participation du public, RTE publiera une version définitive de son plan d’investissements pour 2040, qui constituera sa stratégie de référence.
Prochaines étapes
Un débat public inédit dans le processus d’autorisation du SDDR
Organisé du 4 septembre 2025 au 14 janvier 2026, le débat public « Branché sur demain : le réseau électrique en débat » a constitué une étape majeure dans le processus d’adoption du SDDR. Il s’agit d’une première dans le cadre du processus d’élaboration du SDDR.
Ce débat a permis d’associer les citoyens aux enjeux liés au développement du réseau et de recueillir son avis sur les orientations proposées dans le SDDR 2025. Les modalités de débat choisies par la Commission particulière du débat public (CPDP) ont permis d’aborder de nombreuses thématiques du SDDR et de toucher un large public (collectivités, agences de développement économique, industriels, citoyens, lycéens et étudiants, etc.) à travers des formats variés.
Piloté par la CPDP, le débat a permis d’aborder la transformation du réseau de transport d’électricité sous tous ses aspects : technique, économique, financier, industriel, social et environnemental, ainsi que les trajectoires d’évolution du mix énergétique.
Le débat a notamment permis de :
- Mettre en lumière une infrastructure essentielle : le réseau de transport d’électricité est peu visible dans les discussions énergétiques.
- Mobiliser une grande diversité de publics, avec des formats variés.
- Mettre en discussion l’ensemble des orientations stratégiques proposées par RTE, telles que l’adaptation du réseau au changement climatique ou le développement des capacités d’accueil pour raccorder de nouveaux utilisateurs, notamment des projets de consommation.
Les chiffres clés du débat
- 10 webinaires
- 9 réunions publiques territoriales
- 8 groupes de travail étudiants
- 1 groupe citoyen
- 3 visites de sites
- 1 plateforme en ligne (275 questions adressées à RTE)
- Près de 170 cahiers d’acteurs
Les documents du débat public sur le SDDR
Le dossier de maître d’ouvrage : le SDDR pour le grand public
Bilan et compte-rendu du débat public : les conclusions de la CNDP
- Compte-rendu du débat public, comprenant les recommandations à RTE (PDF - 8,4 Mo)
- Synthèse du compte-rendu (8 pages) (PDF - 2,7 Mo)
- Bilan du débat public (PDF - 3,5 Mo)
La réponse de RTE suite au débat public sur le SDDR :
La publication du SDDR fait partie des responsabilités confiées à RTE par la loi, au même titre que les autres documents établis par l’entreprise portant sur les tendances et prospectives. Les pouvoirs publics doivent en effet pouvoir s’appuyer dessus et en faire un vecteur de déclinaison opérationnelle de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE).
Un SDDR repensé pour 2021-2035
Dans le cadre de la refonte de ses scénarios entamée en 2017, RTE a présenté en 2019 un nouveau Schéma décennal de développement du réseau entièrement repensé. Il se veut le pendant du Bilan prévisionnel et permet plusieurs avancées.
Tout d’abord, le nouveau SDDR est le résultat d’un travail comprenant une large concertation publique effectuée en 2018. Par ailleurs, en phase avec le cadrage général de la PPE et avec les scénarios du Bilan prévisionnel 2017, il retient un horizon de 15 ans (période 2021-2035), au lieu de 10 précédemment.
Il reprend en outre les principes méthodologiques du Bilan prévisionnel : il adopte une approche multi-scénarios avec des hypothèses explicitées, articule des trajectoires financières détaillées et intègre de nombreuses variantes (consommation, géographie du développement des EnR, de l’évolution du parc nucléaire, etc.). Tout ceci permet à ce document de présenter l’évolution de l’ensemble des enjeux concernant le réseau de transport (industriels, sociétaux, environnementaux et financiers).
Une évaluation environnementale stratégique
En cohérence avec ses engagements environnementaux et sociétaux, RTE a souhaité réaliser une évaluation environnementale stratégique du schéma décennal. Cette évaluation a pour objet d’apprécier les incidences possibles sur l’environnement des évolutions du réseau de transport d’électricité à l’horizon 2035.
Cette même démarche a au préalable alimenté la construction du SDDR dans lequel les enjeux environnementaux ont été intégrés dès sa conception. La publication additionnelle d’une évaluation environnementale stratégique permet désormais une bonne information et appropriation de ces enjeux par toutes les parties prenantes et le grand public.
Ce rapport d’évaluation disponible ci-dessous a été réalisé par le cabinet indépendant I Care et transmis à l’Autorité environnementale du CGEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable) pour avis avant d’être soumis à la consultation du public.
Que contient le SSDR ?
Le SDDR 2019 est scindé en trois parties : cinq chapitres industriels, deux chapitres « bilan » et cinq chapitres transverses.
Structure du SDDR 2019 : Chapitres industriels, bilans et transverses
| 5 chapitres industriels | 2 chapitres "bilan" | 5 chapitres transverses |
|---|---|---|
| Renouvellement | Visions régionales | Solutions flexibles |
| Adaptations | Trajectoires complètes | Localisation des énergies renouvelables |
| Ossature numérique | Autoconsommation | |
| Interconnexions | Incertitudes | |
| Réseau en mer | Environnement |
Les chapitres industriels reprennent les cinq recommandations de la PPE sur la nécessité d’orchestrer la première transformation d’ampleur du réseau depuis les années 1980 :
- Entamer le premier renouvellement du réseau depuis sa création et être en situation d’ici 2030 d’augmenter significativement l’effort (de l’ordre de +30 %).
- Adapter le réseau au nouveau mix : pouvoir traiter de nouveaux flux par l’augmentation de la capacité des lignes actuelles, la construction de nouvelles, ou la dépose des lignes dont l’utilité serait moindre.
- Poursuivre et adapter l’ossature numérique du réseau tout en renforçant les exigences de cyber sécurité et en permettant aux nouvelles technologies de réduire le besoin de nouvelles lignes.
- Doubler en 15 ans la capacité d’interconnexion de la France, pour tirer le meilleur parti des différences de consommation et de production en Europe et parvenir à un mix équilibré et soutenable économiquement à l’horizon 2035.
- Construire un réseau de raccordement des énergies marines.
Viennent ensuite deux chapitres « bilan » contentant les projets à moyen terme, les visions régionales et les trajectoires financières, puis cinq chapitres transverses. Ces derniers apportent des éclairages spécifiques et des analyses de sensibilité (sur les flexibilités, les incertitudes, les enjeux de localisation des énergies renouvelables, le développement de l’autoconsommation ou encore les enjeux environnementaux).
Une synthèse des principaux enjeux
À l’issue du rapport complet découpé selon les chapitres indiqués ci-dessus, le document de synthèse du SDDR restitue ses principaux enjeux selon trois axes. Ceux-ci correspondent aux trois types de défis posés par la transformation du réseau :
- Un axe sociétal et environnemental qui décrit les actions mises en œuvre et les options envisagées, en retenant une approche environnementale globale (comprenant la réduction de l’usage des ressources et la régénération des milieux naturels) et sociétale (par le recours plus fréquent au souterrain).
- Un axe industriel portant sur l’identification et la préparation des principaux chantiers pour l’évolution du réseau au cours des quinze prochaines années.
- Un axe économique qui vise d’une part à synthétiser les dépenses nécessaires pour assurer la transformation du réseau au regard des enjeux de la transition énergétique, et d’autre part à identifier les leviers d’économies pour assurer la capacité à financer les investissements et maîtriser le coût du système électrique.