Bilan électrique 2017 : L’évolution du parc de production électrique français s’accélère

14-02-2018

En 2017, le parc de production français a poursuivi sa mutation avec la fermeture de cinq groupes thermiques au fioul (- 3 025 MW) et la progression du parc des énergies renouvelables (+ 2 763 MW). Le développement des parcs éolien et solaire, dont la production augmente de 14,8 % et 9,2 %,  permet de compenser, en partie, la baisse de production nucléaire et hydraulique. La consommation corrigée* reste stable, avec 475 TWh.

La production éolienne et solaire représente pour la première fois plus d’un tiers de la production renouvelable française (37,4 % contre 30,8 % en 2016). Ce record s’explique par des conditions de vent et d’ensoleillement favorables, ainsi que par la baisse de la production hydraulique (-16,3 %), pénalisée par une pluviométrie moins abondante en 2017.

La croissance des énergies éolienne et solaire permet de compenser en grande partie la baisse de la production du parc nucléaire (-1,3 %), due à une moindre disponibilité en début d’année 2017. Ce niveau de production, associé notamment à la vague de froid du mois de janvier 2017, a entrainé une progression des importations (36,2 TWh), réduisant le solde positif des échanges aux frontières à 38 TWh, niveau le moins élevé depuis 2010. L’optimisation des capacités d’échanges aux frontières a permis d’enregistrer deux records : 17 073 MW d’exportation le jeudi 30 mars, et 12 119 MW d’importation le 2 décembre.

Les effacements ont également fortement progressé avec 26 755 MWh réalisés, contre 16 588 MWh en 2016.

Si la consommation corrigée* est stable, la consommation brute connait une légère baisse de 0,3 %, par rapport à l’an dernier (482 TWh). Cette diminution est due aux températures en moyenne plus élevées (+0,6° C) et à une année 2016 bissextile. La hausse de la consommation de la grande industrie (+3,5 %) témoigne de la dynamique économique de ce secteur.

Pour contribuer à la réussite de la transition énergétique, RTE continue d’adapter et de sécuriser le réseau électrique. Avec 1 393 M€ d’investissement, 2017 a été marquée par la mise en service du Filet Sécurité Bretagne, les travaux sur les interconnexions (France-Angleterre, France-Italie…) et l’accélération de la numérisation des postes électriques. Le réaménagement de lignes à 225 000 volts, avec des projets tels que Haute-Durance et 2Loires, a permis de diminuer le nombre de lignes aériennes au profit de liaisons souterraines. Avec 239 kilomètres de lignes en moins, le réseau aérien est désormais inférieur à 100 000 kilomètres.

Grâce à sa politique d’investissement soutenue depuis plusieurs années, destinée à renforcer la satisfaction et la performance économique de ses clients, RTE a réduit le temps de coupure moyen à 1min 27s en 2017, alors que le seuil fixé par la Commission de Régulation de l’Energie est de 2min 48s.

* des aléas météorologiques et des effets calendaires et hors secteur de l’énergie

 

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