Avelin-Gavrelle : Reconstruction de la ligne 400000 volts entre Lille et Arras
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Avelin-Gavrelle : Reconstruction de la ligne 400000 volts entre Lille et Arras

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Hauts-de-France
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Entre Lille et Arras, la ligne électrique « Avelin-Gavrelle » existante s’approche souvent de sa capacité maximale. RTE a donc entrepris de reconstruire et de renforcer cette installation qui participe à l’alimentation de plus de 530 communes, représentant plus de 1,7 million d’habitants et 220 000 emplois industriels et tertiaires.

A l’issue d’un important processus de concertation, le projet a été déclaré d’utilité publique le 19 décembre 2016 par l’Etat. Il entre en 2017 dans une phase plus opérationnelle qui visait notamment à préciser les détails du tracé. L’ensemble des autorisations administratives désormais obtenues, la reconstruction de la ligne aérienne et l’extension du poste de Gavrelle ont commencé en novembre 2019. La ligne devrait être mise en service à l’automne 2021.

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Carte tracé Avelin Gavrelle

 

La vidéo du tracé de détail de la ligne :

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Cover - Tracé de la future ligne
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pourquoi avelin gavrelle

 

  1. Sécuriser et améliorer l’alimentation électrique de la région

     Le développement économique des Hauts-de-France et de la métropole lilloise s’appuie sur la vitalité de ses entreprises et de ses industries. Pour leur permettre de disposer d’une électricité sûre et compétitive, il leur faut un réseau pérenne et de qualité. La ligne Avelin-Gavrelle actuelle approche souvent sa limite de capacité et doit être rapidement reconstruite. Le réseau électrique ainsi rénové facilitera l’accueil de nouvelles zones d’activités économiques.

    L’actuelle ligne Avelin-Gavrelle date de 1963. Elle ne peut transporter au maximum que 1 500 MW, soit la consommation de seulement 1,5 million de personne. De ce fait, l’alimentation en électricité de la région est particulièrement fragilisée lors des pics de consommation. À terme, les risques de coupures sont réels.
     

  2. Contribuer à la fluidité des échanges électriques des Hauts-de-France avec les régions françaises et les pays voisins

    Parallèlement, les échanges d’électricité avec nos voisins (Grande-Bretagne ou Belgique notamment) sont en augmentation. La ligne rénovée renforcera le réseau à dimension européenne qui permet de mutualiser les moyens de production et d’assurer ainsi une solidarité électrique entre les territoires.
     

  3. Accueillir les énergies renouvelables et accompagner la réussite de la transition énergétique

    Le renforcement de la ligne Avelin-Gavrelle est indispensable pour accompagner le développement des énergies renouvelables (EnR) sur le territoire des Hauts-de-France. Celles-ci, très majoritairement d’origine éolienne, sont éloignées des centres de consommation, ce qui conduit RTE à adapter significativement son réseau électrique.

    A titre d’exemple, en janvier 2016, les énergies renouvelables installées dans la région ont dépassé les 3 000 MW. En 2020, elles atteignent près de 4 500 MW. La dynamique de développement des énergies renouvelables est telle que le Préfet de Région a décidé en 2017 un objectif complémentaire de 3000 MW.

 

Pourquoi le choix d'une ligne aérienne, en vidéo :

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Cover Avelin plusieurs solutions

Les grandes étapes du projet 


  • Retour sur le processus de concertation publique


     

    Près de 5 années de concertation publique débutée en octobre 2011 et jalonnée

    • d’un débat public, décidé par la Commission nationale du débat public (CNDP),
    • d’une concertation menée par RTE sous l’égide d’un garant nommé par la CNDP totalisant 120 réunions
    • d’une enquête publique organisée par une commission d’enquête nommée par le tribunal administratif
    • d’une instruction par les services de l’Etat d’une DUP signée le 19 décembre 2016 par le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.

     

    Suite au Débat Public (octobre 2011 – février 2012) décidé par la Commission nationale du débat public (CNDP), une concertation publique organisée par RTE s’est déroulée de septembre 2012 à octobre 2015, sous l’égide d’un garant nommé par la CNDP.


    Elle a été conçue de façon coordonnée avec la concertation placée sous l’autorité du Préfet, dans le cadre de la circulaire Fontaine du 9 septembre 2002. Cette concertation dite Fontaine associe, au sein d’une Instance Locale de Concertation (ILC), les élus et acteurs-clés du territoire aux choix de l’aire d’étude, du corridor et du fuseau de moindre impact (FMI) du projet.


    Pendant cette période qui visait à la fois à informer, débattre du projet dans le détail et rechercher le meilleur tracé, RTE a rencontré les parties prenantes concernées (élus, services de l’Etat, associations,…) pour recueillir les attentes de chacun en tenant compte des caractéristiques et des sensibilités des territoires.


    La concertation a été déployée selon des modalités complémentaires et coordonnées :
    - 5 commissions thématiques (paysage, milieux naturels, santé, agriculture, énergie-économie)
    - Des ateliers locaux puis de proximité
    - Des réunions avec les exploitants agricoles.


    Plus de 120 réunions, avec la participation des habitants des communes concernées et d’experts ont été organisées depuis septembre 2012.

     

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    Réunion publique - Avelin-Gavrelle


    Le travail effectué pendant trois ans par ces instances a permis de faire évoluer le projet initial de reconstruction de la ligne Avelin-Gavrelle et a contribué à définir des mesures compensatoires.


    Cette concertation a notamment abouti à la définition d’un fuseau de moindre impact, arrêté en ILC le 14 octobre 2014, et validé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, le 19 mars 2015.

     

    2.    Une enquête publique largement suivie

    Placée sous l’autorité d’une commission d’enquête nommée par le Tribunal administratif, l’enquête publique a ensuite permis au public de prendre connaissance de l’ensemble du dossier et faire part de ses observations.
    Plus de 3 800 contributeurs et 12 955 avis ont été déposés sur les registres.
    Sur cette base, la commission a rendu un avis favorable au projet. Cet avis est assorti de 2 réserves s’adressant à l’Etat, autorité décisionnaire :

    • d’examiner l’opportunité de mettre en place, après la mise en service de la ligne, un suivi médical des personnes répondant aux critères d’éligibilité qu’elle définira, et de préciser ses modalités de fonctionnement,
    • de demander au maître d’ouvrage de procéder au rachat des habitations répondant aux critères d’éligibilité qu’elle définira, si les propriétaires en émettent le souhait.

    La commission d’enquête a également émis 3 recommandations:

    • L’augmentation de la distance séparant les câbles du sol de 8 à 11 mètres,
    • L’information individuelle des propriétaires d’habitation dans une bande de 200 m concernant le préjudice visuel,
    • La mise en place d’une cellule de pilotage et de suivi des engagements

    Le rapport de la commission d’enquête est consultable sur le site internet de la Préfecture.
     

     

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    les bénéfices du projet

    Un plan au service des projets du territoire

    Le Plan d’Accompagnement de Projet (PAP) est un dispositif qui permet de faire émerger ou d’accompagner des projets locaux sur les territoires concernés par la création de lignes électriques aériennes. Il est mis en œuvre par le Préfet du Nord, et est réparti de la manière suivante :

  • Comment faire cofinancer son projet par le P.A.P. ?

    Pour être candidat au PAP, il faut déposer un dossier de demande d’aide. Les dossiers sont d’abord instruits par le Comité technique puis présentés au Comité de pilotage départemental qui prend sa décision et notifie son acceptation, refus ou ajournement.

    Dès lors qu’une aide est accordée pour le financement d’un projet, une convention avec RTE est établie, mentionnant les conditions à respecter en contrepartie de l’aide allouée. C’est l’ouverture du chantier de la ligne électrique qui donne le feu vert au versement de l’aide. Pour plus d’informations, téléchargez le règlement complet du PAP dans la rubrique "Documentation".

    Les projets éligibles doivent se situer soit sur le territoire des communes traversées, soit sur le territoire des intercommunalités mais dans ce cas, le projet doit obligatoirement concerner, une ou plusieurs communes traversées.

     

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    Avelin Gavrelle - Mesures compensatoires
    Exemple de communes bénéficiaires du PAP : 
    à gauche – aménagement de voies douces à Moncheaux
     à droite – Enfouissement des lignes électriques et réfection des voiries à Flers-en-Escrebieux

    Vous êtes un particulier, une association, une école, vous avez un projet et vous vivez sur la zone concernée par le chantier Avelin-Gavrelle ? Déposez-le sur mesprojetsterritoriaux.fr et bénéficiez du financement participatif ! Plus d’informations ici !

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    Création des pistes 

    Après le déboisement, des pistes ont été construites afin d’être en mesure d’acheminer, depuis la route jusqu’à l’emplacement du futur pylône, tout le matériel nécessaire à sa construction. 
     

  • Fondations 

    Il s’agit de la partie « immergée » du pylône. La fondation est composée de micropieux qui peuvent descendre jusqu’à 25 mètres, afin d’ancrer le pylône dans le sol, et éviter les éventuelle fissures. Une dalle est ensuite coulée à 2,5 mètres de profondeur, sur laquelle un réseau de tiges de métal est installé. Au milieu, une « cage d’écureuil » métallique fait la liaison entre la fondation et le pylône. Une fois la partie ferraillage terminée, du béton est coulé afin de fixer l’ensemble. A la demande des agriculteurs, le socle de béton qui accueille le pylône est rond, et non carré, de façon à pouvoir en faire le tour plus facilement avec des enfin agricoles. 

  • Montage et levage 

    Une fois la fondation terminée, les engins acheminent via les pistes toutes les pièces détachées du futur pylône. Ces dernières sont ensuite assemblées sur place. A la fin de l’assemblage, le pylône, qui fera à terme plus de 70 mètres de hauteur et environ 100 tonnes, est levé grâce à des grues adaptées. 
     

  • Déroulage des câbles 

    L’avant dernière étape pour la partie « Equilibre » : le déroulage de câbles entre les pylônes qui permettra l’acheminement de l’électricité. Un travail de longue haleine qui nécessite l’installation de bobines pesant plus de 5 tonnes, de passe-câbles au-dessus des routes et des cours d’eau, la mise en place d’une tension mécanique permanente pour éviter que les câbles ne touchent le sol. Pour terminer, des entretoises sont installées pour éviter que les câbles ne se touchent.
     

  • Déboisement 

    Dans certains cas, RTE doit déboiser certaines zones afin de pouvoir procéder à la création des pistes ou afin de permettre le passage des câbles entre les pylônes. En tant qu’entreprise responsable assurant une mission de service public, RTE applique la réglementation environnementale, selon laquelle l’élaboration du projet doit prendre en compte la séquence « éviter, réduire, compenser ». Celle-ci signifie qu’autant que faire se peut, le tracé doit permettre d’éviter les impacts de la future ligne sur son environnement.
    Par exemple, un écologue et un hydrogéologue sont présents tout au long du chantier, le bois coupé est ponctuellement laissé sur place afin de créer des refuges et entretenir la faune tributaire de la décomposition du bois, RTE a racheté 9 hectares de bois pour replanter certaines espèces végétales dans le but d’attirer les frugivores et de développer la biodiversité …
     

  • Paragraphes

    Pour toutes questions relatives au chantier : 03 21 45 23 35