Savoie-Piémont : 190 km de solidarité européenne entre Chambéry et Turin

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RTE construit avec son partenaire Italien TERNA 190 km de solidarité électrique Européenne.

Cette nouvelle interconnexion entièrement souterraine reliera les postes électriques de Grand-Île (Sainte-Hélène du Lac) à Piossasco (Turin). Elle permettra de renforcer la capacité d’échange et la solidarité électrique entre la France et l’Italie, mais également d’accompagner la transition énergétique. Avec 95 km côté français, cette ligne électrique souterraine s’intègre aux infrastructures routières existantes. Elle préserve ainsi la qualité des paysages de Savoie, et contribue à la dynamique économique locale. Elle constitue un pas supplémentaire pour la construction du réseau électrique européen.

 

Les points clés :

 

  1. Une solidarité électrique européenne renforcée
  2. Une prouesse technique
  3. Une insertion environnementale inédite
  4. Des retombées économiques locales majeures

60 %
Augmenter de
60 % la capacité d’échange d’électricité entre la France et l’Italie
190 km
190 km de liaison souterraine
entre la France et l’Italie : c’est le plus grand projet souterrain de RTE.
500 M€
d’investissement en France et autant en Italie
soit 1 milliard d’euros au total

35 M€
de retombées dans les entreprises locales

190 km de solidarité électrique européenne


 

RTE construit, avec son partenaire italien Terna, 190 km de solidarité électrique européenne :

Image
Tracé Savoie Piemont

Avec 190 km, cette nouvelle liaison électrique à courant continu sera la plus longue du monde à un tel niveau de puissance et de tension. C’est un projet d’exception qui vise avant tout à renforcer la capacité de secours mutuel, à améliorer la mutualisation des ressources, et à faciliter les échanges d’électricité transfrontaliers.

Avec la mise en service de cette interconnexion, la capacité maximale d’échange électrique entre la France et l’Italie sera de 4450 MW. Elle permettra également de faciliter l’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes électriques français et italiens.

 

Insertion environnementale optimale et inédite :

 

La liaison est entièrement intégrée aux infrastructures routières existantes. Elle traverse 66 km d’autoroutes, 18 km de routes départementales, 6 viaducs, 3 tunnels, une galerie hydraulique et elle emprunte le tube du tunnel routier du Fréjus sur 6,5 km.

Cette insertion environnementale est le résultat d’une concertation étroite menée avec l’ensemble des acteurs locaux entre 2010 et 2012 auprès des 33 communes concernées, et de la coopération avec les gestionnaires des réseaux routiers et autoroutiers (AREA, SFTRF et le Conseil général de la Savoie). C’est la première fois, en France, qu’une liaison électrique souterraine est regroupée avec une autoroute, pour limiter la consommation d’espace. Cette démarche inédite a même nécessité la modification du code de la voirie routière.

Image
rte-_station_savoie-piemont

 

Une prouesse technique : 

 

Cette nouvelle interconnexion requiert les technologies les plus avancées pour pouvoir transporter l'électricité par liaison souterraine sur une si longue distance, à un tel niveau de puissance et de tension.

Ses 190 km pour relier les postes électriques de Grande-Île (commune de Sainte-Hélène-du-Lac) et de Piossasco (près de Turin), en font la ligne souterraine la plus longue du monde, sur ce type de technologie. Elle devance le précédent record établi par la ligne d’interconnexion France-Espagne inaugurée en février 2015, longue de 65 km.

 

Des retombées économiques dans toute la vallée :

 

Avec un investissement de 500 millions d’euros en France et autant en Italie, le projet Savoie-Piémont apporte une dynamique économique locale importante. Les travaux de génie civil et les travaux de la station de conversion ont mobilisé naturellement la main-d’œuvre locale et des entreprises en sous-traitance.

Au total, ce sont près de 35 millions d’euros de retombées (hors hébergement et repas) dans les entreprises locales avec 100 à 150 personnes pendant les 6 ans de travaux de génie civil et 80 à 140 personnes pendant 3 ans pour les travaux de la station de conversion. Ce sont également 90 000 m3 de déblais qui ont été valorisés par les entreprises savoyardes.

Paragraphes
  1. Enquête publique : L’enquête publique s’est tenue du 3 janvier 2012 au 6 février 2012 inclus dans les 33 communes concernées par le tracé.
  2. La déclaration d’utilité publique : La déclaration d’utilité publique de la ligne côté français a été signée le 15 juin 2012 et celle du poste le 28 août 2012.
  3. Projet détaillé et début des travaux : Les premiers travaux en France ont démarré en avril 2015. Ils comprennent, d’une part, une station de conversion sur la commune de Sainte-Hélène-du-Lac dans la combe de Savoie et, d’autre part, une liaison entièrement souterraine de 95 kilomètres partant de la station, traversant la combe de Savoie jusqu’à Aiton et remontant ensuite la vallée de la Maurienne jusqu’à la frontière avec l’Italie, dans le tunnel du Fréjus.
  4. Mise en service : La mise en service est prévue pour le second semestre 2021 après la phase d’essais préalables.